LA VACHE ENRAGEE

 

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V.gérard

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LA VACHE ENRAGEE

 

Récit de Louis Thorel .

 

                  C’était pendant l’été de 1944 ? Eglantine, avait un fils bossu nommé Marie.

Elle vivait en autarcie du lait de ses trois vaches et de son jardin potager.

 

                  L’une de ses vaches était devenue trop vielle et improductive, elle envisagea de la remplacer. Pour cela, elle fit appel à Monsieur Adrieux de panilleuse qui exerçait la profession de marchand de bestiaux. Elle lui précisa qu’elle désirait une bête douce.

 

                  Quelques jours plus tard, l’échange était conclu dans la fermette prés de l’église. Monsieur Adrieux emportait la vielle carne et lui livrait la jeune laitière.

       Aussitôt descendue de la remorque à bestiaux, la nouvelle venue montra des signes d’énervement, « ce n’est rien, elle doit se détendre après son voyage »

Déclara le professionnel puis il repartit laissant les acquéreurs se familiariser avec leur pensionnaire. Les caresses et les mots doux n’eurent aucun effet, au contraire, l’animal se mit à charger ses nouveaux propriétaire ; le pauvre Marie, quelque peu handicapé, avait bien du mal à lui échapper. La folie de la bête s’amplifia, elle poursuivit son maître jusqu'à l’église. La nef du sanctuaire était démolie par une bombe perdue destinée aux péniches garées dans le lit du fleuve. Le clocher était debout mais menaçait de s’effondrer ; le pauvre Marie s’y précipita pensant échapper à la furie bovine mais l’animal le suivi. Il était tous deux parvenus en haut des escaliers, à la limite de tomber dans le vide.

                    Monsieur Guyomard, le principal agriculteur vint avec ses amis pour délivrer le malheureux. La bête sous la contrainte dû redescendre tous les escaliers en marche arrière, elle n’avait pas la place pour se retourner.

                   

                    A peine revenue à la liberté, la folle reprit le galop et se dirigea vers la propriété Gallimard qu’elle traversa en trombe pour rejoindre la ruelle Bizet mais au passage de la haie, elle se coinça la tête dans une fourche d’arbuste. Elle resta là prisonnière du piége dans lequel elle s’était prise.

 

                     Pour éviter qu’elle ne s’échappe à nouveau ; avant de la délivrer de sa position inconfortable, on lui passa une longe autour du coup et on attacha l’autre extrémité à une remorque tirée par un cheval.

                     Là encore, l’animal faisait preuve d’une énergie insoupçonnable chez un bovin, elle soulevait la remorque.

                     Pour éviter quelle n’attaque à nouveau ses maîtres et qu’elle ne se sauve, on lui creva les yeux mais elle restait excitée et dangereuse, se débattant sans cesse.

 

                    On finit par lui asséner un coup de pioche sur la tête ce qui mit à cette aventure en mettant fin à la vie de cette « douce » laitière.

 

Rapporté et rédigé par Rémy Lebrun.