HISTOIRE 3

 

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V.gérard

Déclarer à la

CNIL n°789608

 

Le Vingtième siècle.

WELCOME    gost

 

Le 5 juin 1901.

Le maire expose au Conseil Municipal que la circulation devient difficile et dangereuse à cause des automobiles qui traversent le bourg à une allure beaucoup trop grande.

Le Conseil Municipal arrête :

Art N° 1 Il est recommandé aux conducteurs d’automobiles, tricycles et vélocipèdes de ne parcourir les routes et rue de la Commune qu’à une allure moyenne de 30 Km/h en rase campagne et 20 Km/h dans l’agglomération.

Art N° 2 Ils devront être munis d’avertisseur tel que corne, timbre ou trompe et en faire usage dans toutes les courbes ou croisement de rues afin que le public soit averti de leur passage.

Art N° 3 Les contrevenants seront poursuivis conformément aux lois et règlements en vigueur.

Art N° 4 Le garde champêtre et les agents de la force publique seront chargés de l’exécution du présent arrêté.

Le 30 janvier 1902.

De nouvelles réparations sont nécessaires à l’église du côté de la propriété de Séguin, à la sacristie, au clocher. Un devis de 1500Fr. est accepté. Un secours est sollicité pour une somme de 400Fr.

Au mois de juillet le marché sera traité de gré à gré pour une somme de 1500Fr. comme prévu.

Le 26 avril 1903.

Le Conseil Municipal demande un bureau de facteur receveur dans la Commune de Pressagny l’Orgueilleux.

Le Conseil Municipal vote pour l’admission du sieur Dine Jules, Adolphe comme soutien de famille. Il est soldat cavalier au 31ème de dragon, classe 1901 à Epernay. Il est père d’un jeune enfant. Il semble que ce soit lui qui deviendra passeur sous le sobriquet de Dodophe.(Voir le livre " Etiennette Parmentier, Citoyenne d’Honneur de Pressagny l’Orgueilleux ".

Le 25 février 1904.

Demande concernant le passage d'eau entre Pressagny l'Orgueilleux et Saint Pierre d'Autils, jusqu'à maintenant exclusivement à la charge de Pressagny l'Orgueilleux. La répartition des frais entre les deux Communes est souhaitée.

Le 20 mars 1904.

La place publique est trop étroite. La Commune aurait besoin d'un terrain contigu pour l'agrandir. La propriété appartenant à Monsieur Godard Charles et Letellier Mathilde, composée d'une maison avec cour, bâtiments et jardin, contenant en totalité 7 ares. Elle est située sur la rue aux Huards d'un côté, la place publique de l'autre et d'un troisième côté, la maison Gaillot. Ce bien est à vendre au prix de 1700Fr.

Le Conseil autorise le Maire à faire toutes les démarches pour acquérir ce terrain.

Compte tenu de réclamations une enquête est menée.

Le Conseil Municipal, dans sa séance du 19 avril, considère que les réclamations ne sont pas fondées étant donné la nullité des motifs qu'ils y invoquent. Il maintient sa décision d'acquérir le terrain.

Le 29 avril 1904.

Le Conseil Municipal émet un avis favorable à l'édification d'une halte de chemin de fer au Goulet.

Le 15 mai 1904.

Monsieur Lehec Alexandre est réélu Maire.

Monsieur Lemercier Adjoint.

Le même jour, le Conseil Municipal émet un avis défavorable au projet d'établissement d'un dépôt de vidanges au lieu-dit Les Pieds Corbons, à 20 mètres des bords de Seine et à 420 mètres des habitations. Soit deux dépotoirs de 300 m3.

Raison du refus : Nuisance à la salubrité publique par risques d'infection, de maladies endémiques et contagieuses.

Le 21 août, le Conseil Municipal approuve un arrêté du Maire portant sur l'hygiène, la salubrité publique pour les habitations, les abris pour le bétail et la protection des eaux potables.

Le 29 janvier 1905.

Achat de quatre tables pour l'école et réparation de l'urne de vote pour la somme de 114,65 Fr.

Le 3 mai 1905.

Envoi en congé comme soutien de famille du sieur Dine Adolphe, soldat de la classe 1901 au 6ème dragon à Evreux.

Le Conseil Municipal considère que le sus nommé appartient à une famille sans aucune ressource, que la femme de l'intéressé se trouve dans un état d'indigence notoire étant donné le mauvais état de santé de son enfant et le manque absolu de ressources. Il admet le dispense.

Le 21 juillet 1905.

Des indemnités sont versées pour l'élargissement de la route de grande communication de Vernon aux Andelys.

Le 28 juillet 1905.

La Commune doit faire face à de lourdes charges pour l'entretien des bateaux de passage.

Le Conseil Municipal demande que la Commune de Saint Pierre d'Autils participe à ces charges.

Le Conseil Municipal décide de fixer l'emplacement de l'atelier de distillation au bord de la Seine, à l'extrémité de la rue de l'Eglise.

Le 30 novembre 1905.

Le Conseil Municipal décide l'achat d'une propriété appartenant à Madame veuve Blier, née Gaillot ainsi qu'à Madame veuve Dine, née Gaillot comprenant une maison avec cour et jardin pour une contenance de 3 ares et 95 centiares. Ce bien réunit toutes les conditions nécessaires pour l'établissement d'une maison d'école et d'une mairie.

Le 18 mars 1906.

Le Conseil Municipal sollicite de Monsieur le Préfet, l'autorisation de détruire les animaux nuisibles tels que sangliers, cerfs et biches qui font des dégâts dans les cultures.

Le 19 août 1906.

La halte de chemin de fer au Goulet fonctionne admirablement depuis plus d'un an. Un pont au Goulet est appelé à la transformer en gare.

Le Conseil Municipal prie l'autorité supérieure de vouloir bien inviter les administrations des Ponts et Chaussées à dresser un avant projet de l'établissement d'un pont sur la Seine, du Goulet à Notre Dame de l'Isle, qui pourrait être installé aux frais de l'Etat, du Département et des Communes intéressées

Le 24 février 1907.

La Commune recouvre la libre disposition du presbytère inhabité depuis trente ans et tombé en mauvais état. De grosses réparations sont nécessaires pour le rendre habitable.

Le 30 juillet 1907.

Le Conseil Municipal accepte de participer pour une somme de 2000 Fr. à la construction d'un pont à Notre Dame de l'Isle.

Projet de création d'un service d'automobile régulier reliant Les Andelys à Vernon.

Le 3 novembre 1907.

Pour la lutte contre l'alcoolisme, il est interdit d'implanter un bar à moins de cent mètres de l'église, du cimetière ou de l'école.

Le 20 février 1908.

Après les travaux de restauration, l'instituteur sera logé dans le presbytère jusqu'à la construction d'une nouvelle école.

Le 24 mars 1908.

Le Conseil Municipal approuve un projet d'adduction électrique dans la Commune.

Le 17 mai 1908.

Monsieur Lehec Alexandre est réélu Maire.

Monsieur Lemercier Adjoint.

Le 14 novembre 1908.

Réception des travaux de réparation des murs du cimetière.

Le 19 décembre 1908.

Le Conseil Municipal n'estime pas nécessaire de s'imposer extraordinairement pour participer à raison de 2000 Fr. à la construction de deux ponts sur la Seine à Notre Dame de l'Isle et au Goulet.

Considérant que la Commune est en pourparlers pour vendre une partie du terrain communal au lieu-dit Le Chesney et que la vente de ce terrain procurerait une somme suffisante.

Le 12 janvier 1909.

Le Conseil Municipal demande aux services des postes, deux distributions et deux levées de courrier par jour dans la Commune.

Achat d'une flette pour le passage d'eau financée par moitié par les deux communes intéressées. Soit 150 Fr. pour Saint Pierre d'Autils, et 150 Fr. pour Pressagny l'Orgueilleux.

Le 28 mars 1909.

Monsieur le Maire communique au Conseil Municipal une lettre en date du 18 mars 1909 par laquelle Monsieur Robineau Paul, notaire à Paris, demande à acquérir, moyennant la somme de 6000 Fr. une parcelle de terrain d'une contenance de 3 hectares, à détacher d'une parcelle d'une plus grande étendue, au lieu-dit Le Chesney, N° A 76 du plan cadastral, qui lui serait nécessaire pour construire un château.

Le Conseil Municipal, après avoir délibéré, considérant que la parcelle sus-indiquée est inutile à la Commune, autorise le Maire à faire les formalités nécessaires pour vendre à l'amiable à Monsieur Robineau (...) et demande à Monsieur le sous Préfet, l'autorisation d'effectuer cette vente.

Après enquête, le Conseil Municipal, considérant que l'aliénation projetée est réellement avantageuse pour la Commune, que les réclamations qui se sont produites à l'enquête, signées par les sieurs Caron Aimable, Dine Désiré, Dine Adolphe, et Bouillet Marie ne sont pas fondées étant donné la nullité des motifs invoqués, estime qu'il y a lieu de rejeter à l'unanimité les réclamations mentionnées au procès verbal et maintient dans toutes ses dispositions sa délibération du 28 mars 1909 en votant le dit projet.

Le 20 septembre 1910.

Le Conseil Municipal sollicite des arrêts supplémentaires pour les trains qui passent à la halte du Goulet ainsi que la pose d'une boite aux lettres, accrochée au mur de la halte et la création de cabinets d'aisance avec urinoirs indispensables, même au point de vue des moeurs.

Le 9 avril 1911.

Demande de dédoublement de la ligne de chemin de fer du Hâvre à Paris qui pourrait passer par les Andelys, Forêt, Tourny, Ecos, Gasny.

Le 28 avril 1912.

Réparation du caniveau de la rue de l'Eglise.

Le 12 mai 1912.

Réélection de Monsieur Lehec Alexandre Maire

Monsieur Lemercier Adjoint.

Le 5 juin 1912.

Approbation des clauses et conditions pour l'établissement d'un service de distribution d'électricité.

Le 24 août 1913.

Maître Robineau a acheté le château du village à Monsieur de Séguin.

Nous reproduisons ci-dessous un texte qui a été barré, donc annulé, d'une convention entre Maître Robineau et le Maire de Pressagny qui stipule que :

Le mur nord du château qui borde la place de l'Eglise, appartient comme sol et construction, dans toute sa hauteur à Maître Robineau et que ce n'est qu'en vertu d'une simple tolérance et sans que cela puisse jamais constituer une servitude, que la Commune y a appuyé le petit bâtiment servant à abriter le corbillard, que l'écoulement des eaux de ce petit bâtiment dans le parc de Maître Robineau n'est qu'une simple tolérance de la part de ce dernier et ne pourra jamais constituer une servitude sur la propriété de Maître Robineau, laquelle restera toujours affranchie de toute servitude quelle que soit la durée de cette tolérance.

Le 23 novembre 1913.

Demande à l'administration du département pour que les charges du passage de la Seine soient réparties entre Pressagny l'Orgueilleux et Saint Pierre d'Autils.

Le 30 octobre 1914.

Achat de mats, drapeaux et oriflammes pour les fêtes de la Commune. Regain de patriotisme en ce début de conflit.

Une subvention de 20 francs a été allouée aux gendarmes pour acheter des bicyclettes pendant la durée de la guerre. Les chevaux devaient être réquisitionnés.

Le 20 janvier 1915.

Monsieur Picard, secrétaire de mairie est mobilisé. Il est remplacé par Madame Picard. Monsieur Picard était instituteur à l'école communale de Pressagny l'Orgueilleux .Il a été remplacé par Monsieur Lemaigre. (Voir les bulletins municipaux N°12 et 15 où une élève de l'école, Rosa Brock décrit l'ambiance de cette période de la guerre).

Le 15 août 1815.

Le budget des prix de l'école et celui de la fête du 14 juillet sont affectés par moitié au profit des blessés militaires et l'autre moitié au profit des prisonniers militaires

Le 28 novembre 1915.

Le Conseil Municipal n'accepte l'adjudication du passage d'eau, qu'à condition que les charges soient réparties par moitié entre Pressagny l'Orgueilleux et Saint Pierre d'Autils.

Le 19 mars 1916.

Des réparations sont faites à l'église avec les fonds provenant d'un don de Monsieur Joseph de Séguin.(Ancien châtelain de pressagny).

Le 11 mars 1917.

Le Conseil Municipal accepte de vendre à Monsieur Josset, une parcelle de terre de 135,75 mètres carrés, section A.N° 76 du cadastre, au lieu-dit Le Chesney, considérant que la parcelle de terrain est inutile à la Commune.

Le 22 décembre 1918.

Le Conseil Municipal accepte le testament de Madame alexandrine, Amélie Delallée, veuve Broussillon, en faveur de la Commune soit : 1 000 francs dont l'emploi sera décidé par ses nièces et leurs maris. Dans une délibération ultérieure, il apparaît que: 100 francs sont destinés aux sapeurs pompiers et 900 francs à l'installation et l'entretien de l'éclairage électrique de l'église.

Le 27 avril 1919.

Le Conseil Municipal vote une souscription de 250 francs pour la première année d'un service automobile régulier pour relier Les Andelys à Vernon et à Evreux.

Le 11 décembre 1919.

Monsieur Alexandre Lehec est réélu Maire.

Monsieur Narcisse Parmentier est élu Adjoint.

Le 7 mars 1920.

Erection d'un monument aux morts pour la France par l'entreprise Yvelin de Vernon, pour une somme de 2975 francs.

Le 2 avril 1920.

Une lettre très engageante du maire d'Aubevoye propose à la Commune de Pressagny l'Orgueilleux d'adhérer au syndicat de Communes pour l'électricité.

Accord du Conseil Municipal pour la signature d'un contrat.

Le 2 juin 1920.

Par testament en date du 1er mai 1918, Madame veuve Renault, née Stéphanie Lion, décédée à Pressagny l'Orgueilleux le 3 novembre 1918, a légué à la Commune une somme de 4 000 francs dont les intérêts doivent être donnés chaque année en prix aux deux enfants, garçon et fille les plus méritants.

Le Conseil Municipal accepte ce legs.

Le 7 novembre 1920.

Par une lettre, Monsieur Josset, notaire à Paris demande à acquérir une parcelle de terrain d'une contenance de 16 006 mètres carrés, bordant sa propriété, à détacher d'une parcelle d'une plus grande étendue au lieu-dit Le Chesney, cadastrée A. 76. à raison de 25 francs l'are, pour agrandir sa propriété.

Le Conseil Municipal, considérant que la parcelle n'est d'aucune utilité à la Commune, autorise le Maire à faire les formalités nécessaires pour vendre le terrain moyennant la somme de 4 015 francs.

Le 15 mai 1921.

Un contrat d'assurance contre les accidents est souscrit lors de l'adjudication du passage d'eau avec répartition des charges entre les deux Communes riveraines.

Le 4 décembre de la même année, Le Conseil Municipal constate que depuis dix ans il n'y a plus de flette pour passer les voitures et les chevaux sans que les Communes aient eu à en souffrir. Il décide la suppression du passage des chevaux et voitures et ne conserve l'assurance que pour les piétons seulement.

Le 29 janvier 1922.

Les élèves de l'école méritant le don de Madame Renault seront titulaires d'un livret de Caisse d'Epargne de 60 francs chacun pour l'année 1921.

Ont été désignés:

Toutain Sylvine, fille de Toutain Olive de Notre Dame de l'Isle. Lorailler Etienne, fils de Lorailler Emile à Pressagny l'Orgueilleux. Il perdra sa femme et une partie de ses enfants pendant la débâcle de 1940. Il fondera une nouvelle famille et sera Conseiller Municipal de 1965 à 1971.

Le 2 août 1922.

Le toit de l'école est réparé pour une somme de 2 894,36 francs.

Le 3 décembre 1922.

Le Conseil Municipal désigne les enfants de l'école les plus méritants:

Queruel Germaine, fille de Crépin Léopold. Elle deviendra Madame Neuvilly, elle exercera les fonctions d'adjointe au maire de 1945 à 1974. Son rôle était très important du fait de l'absence du maire qui était parisien

Dorléans Fernand, fils de Dorléans Arthur. Vieille famille de Pressagny dont on retrouve le nom dans les cahiers des délibérations de la Commune depuis le 18ème siècle.

Le 11 avril 1923.

Demande de création d'une cabine téléphonique.

Le 9 mai 1923.

Nous Maire de la Commune de Pressagny l'Orgueilleux, Vu la loi municipale de 1884 et les décrets du 10 mars i899 et du 10 septembre 1901,

Considérant que certains conducteurs d'automobiles circulent dans l'agglomération avec une vitesse excessive et qu'il peut en résulter des accidents graves,

Arrêtons :

Article 1er : A cinquante mètres au moins avant leur entrée dans l'agglomération, les conducteurs d'automobiles seront tenus de ramener leur marche à une allure qui ne pourra jamais être supérieure à 8 kilomètres à l'heure.

Article 2 : Les contraventions au présent arrêté seront constatées par des procès verbaux et poursuivis conformément à la loi.

Article 3 : Le Garde Champêtre de la Commune est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Le 9 mai 1923.

Le Maire prend un arrêté interdisant aux bohémiens de stationner sur la place du village.

Le 25 août 1923.

Le Conseil Municipal prend un engagement d'emprunt pour le téléphone.

L'exploitation du passage d'eau a cessé depuis le décès de l'adjudicataire, Monsieur Dine Adolphe, survenu le 28 janvier 1922. Depuis, le transfert se fait régulièrement par le passage de Notre Dame de l'Isle.

Le Conseil Municipal décide de supprimer définitivement le passage.

Le 30 novembre 1924.

Germaine Varin est désignée pour recevoir le prix Renault. Fille de Vitaline, elle épousera Albert Etienne.

Le 15 mai 1925.

Réélection de Monsieur Alexandre Lehec, Maire.

Monsieur Louis Varin, Adjoint.

Monsieur Parmentier Maçon à Pressagny, présente un devis pour la construction d'une cabine téléphonique, soit : 2519,38 francs.

Pour l'inspection médicale des écoles, il n'y a pas lieu de faire l'acquisition d'une bascule.

Le 31 octobre 1926.

Monsieur Vimard Gaston, Alphonse, conducteur d'automobile, a été admis au bénéfice de l'assistance aux familles nombreuses.

Le Conseil Municipal vote une subvention de cent francs destinée à la rémunération du passeur de Notre Dame de l'Isle, Monsieur Goujon, en conformité de la demande faîte par le Conseil Général.

Le 30 octobre 1927.

Le Maire expose au Conseil Municipal que Monsieur Josset, Alexandre, notaire à Paris, 66 rue des Petits Champs, désire se rendre acquéreur d'une parcelle de terrain communal d'une contenance de 2 hectares, 32 ares, 22 centiares, bordant sa propriété, à détacher d'une parcelle d'une plus grande étendue au lieu-dit Le Chesney, cadastrée A. 76. au prix de 15 000 francs l'hectare.

D'autre part, une offre d'achat de ce même terrain a été faite par Monsieur Detrimont, 24 rue E. Menier, Paris 16ème au prix de 15 000 francs l'hectare.

Une troisième offre d'achat a été faite par Monsieur Esnault, 34 boulevard Malesherbes au prix de 12 000 francs l'hectare.

Le Conseil Municipal, considérant que la parcelle étant en nature de friche, n'est d'aucune utilité ni d'aucun profit pour la Commune, qu'elle n'est pas susceptible d'amodiation et que le seul moyen d'en tirer un parti utile, serait de l'aliéner au profit de la caisse municipale.

Considérant que la mise aux enchères publique est susceptible de produire une somme supérieure, vote la vente par adjudication aux enchères publiques qui aura lieu le 16 février 1928, chez Monsieur Lemaire, notaire à Tourny.

Y a t'il eu entente entre notaires pour ne pas faire de publicité pour cette vente ? Si deux acheteurs étaient disposés à enchérir à concurrence de 15 000 francs l'hectare, la vente aurait du produire au minimum la somme de 34 833 francs, or elle ne produit que 30 833 francs qui sont à l'unanimité placés en rente d'état à 6 %. Mauvaise affaire pour la Commune, et mauvais placement vu l'inflation qui sévissait et le crack boursier qui arrivait l'année suivante. Il aurait fallu être devin !

Le 14 octobre 1928.

Monsieur Lanvin Emile est élu Maire. Il remplace Monsieur Lehec qui avait rempli les fonction de premier magistrat de la Commune pendant 36 ans, du 15 mai 1892 au 28 août 1928 date de son décès. Les derniers mois de sa vie, sans doute affaibli, il avait délégué tous ses pouvoirs à son adjoint Louis Varin.. La dernière signature de Monsieur Lehec sur le cahier des délibérations est apposée le24 février 1928. La tombe de la famille Lehec se trouve dans l'allée centrale du cimetière, à droite avant le monument aux morts. Une plaque de marbre gravée rappelle la durée du service que ce maire a rendu à la Commune.

Le 18octobre 1928.

La construction d'une canalisation souterraine pour les eaux de pluie est décidée. Elle aura 50 mètres de longueur, avec trois regards maçonnés. La moitié du travail est effectuée cette année par Monsieur Parmentier Gaston, la deuxième partie étant réservée en 1929 à Monsieur Marcel, Albert, maçon à Pressagny l'Orgueilleux.

Maurice Dumouchet reçoit le livret de caisse d'épargne du legs Renault, soit : 60 francs.

Le 19 mai 1929.

Monsieur Lanvin Emile est réélu Maire.

Monsieur Varin Louis est réélu Adjoint.

Le 15 septembre 1929.

Le Conseil Municipal, ému par les nombreuses plaintes des habitants et usagers de la route, a l'honneur d'attirer l'attention de Monsieur le Préfet sur le mauvais état du chemin entre Vernon et Bouafles. Il lui fait remarquer que n'ayant pas de pont, les habitants de la rive droite de la Seine n'ont aucun accès aux routes nationales et qu'en raison de l'état actuel, les touristes s'abstiennent de venir dans le pays qui se trouve ainsi en état d'infériorité.

Il sollicite de Monsieur le Préfet, son appui au Conseil Général pour obtenir le plus tôt possible le goudronnage de la dite route.

Il semble que ce projet ait été réalisé grâce au constructeur automobile Louis Renault qui venant de Boulogne, empruntait cette voie pour se rendre dans son domaine d'Herqueville en passant par Les Andelys.

 

Le 22 décembre 1929.

Le Conseil Municipal, à l'unanimité, proteste énergiquement contre l'augmentation incessante des travaux et formules administratives exigées des maires et demande une simplification raisonnable pour que l'administration ne demande aux mairies que le travail strictement indispensable à la bonne application des lois.

Une enquête commodo et incommodo est ouverte au sujet de la demande de Monsieur Verdier-Dufour pour l'établissement d'un atelier d'équarrissage et de fabrication d'engrais au moyen de matières animales.

Le Conseil Municipal proteste avec énergie contre l'établissement des ateliers projetés.

Protestation énergique du Conseil Municipal contre la taxation abusive du pain et de la farine.

Le 5 mars 1930.

Création de la Caisse des Ecoles.

Le 10 décembre 1930.

Mademoiselle Georgette Dumouchet a été désignée comme bénéficiaire du prix découlant du legs Renault.

Le 20 décembre 1931.

Comme la subdivision de sapeurs pompiers ne fonctionne plus depuis 1912, le Conseil Municipal demande sa dissolution. (page 306)

Il étudie la possibilité d'une convention avec la ville de Vernon qui serait considérée comme centre de secours pour un service intercommunal contre l'incendie. Il serait disposé à voter une subvention annuelle de 200 francs

Le 30 septembre 1932.

Léon Guinel est élu Maire.

Le 30 juillet 1933.

Réfection du pavage de la classe.

Le 19 mai 1935.

Réélection de Monsieur Guinel : Maire

Monsieur Léon Varin : Adjoint.

Le 5 juin 1935.

Le Maire expose au Conseil Municipal qu'il lui a été demandé de faire une salle des fêtes avec la grange et la buanderie situées près de l'école.

Des devis seront fait avant que les travaux ne soient entrepris.

Le 23 février 1936.

Le Conseil Municipal considère que les dépenses à engager pour l'adduction d'eau seraient trop importantes. Le projet d'acquisition de la Madeleine pourrait modifier ces ouvrages. Il décide de remettre à plus tard les travaux d'adduction d'eau.

Le 9 juillet 1936.

Des travaux urgents sont à exécuter sur les bâtiments communaux. Le Conseil Municipal demande l'autorisation d'emprunter auprès de particuliers la somme de 2500 francs. Les prêteurs n'exigent aucun intérêt.

Le Conseil Municipal propose de voter 8 centimes spéciaux au budget de 1937 pour l'amortissement de cette somme en 5 années

Le 8 novembre 1936.

Avec les fonds de la Caisse des Ecoles, Mademoiselle Gueulorget, institutrice achète un compendium scientifique.

Les terrains communaux sont loués à Monsieur Yver, berger, pour la somme de 50 francs par an. Ce terrain s'étend en pointe entre la route nationale, le chemin vert et le terrain loué par Maître Josset.

Le 20 février 1937.

La question de la vente des terrains demandés par Maître Josset étant débattue après que celui-ci se soit retiré, le Conseil Municipal donne droit à sa demande si les riverains, après enquête, veulent bien céder leurs droits de passage. L'acheteur s'engageant à leur donner la même servitude.

Le 9 avril 1937.

Admission sur demande de Madame Leguay et de Monsieur Pierre Leguay sur la liste d'assistance médicale gratuite.

Le 30 avril 1938.

Ouverture d'une souscription pour la réparation de la cloche de l'église qui doit être refondue. Contribution de la Commune à la dépense pour une somme de 2500 francs.

12 septembre 1938.

Maître Josset demande au Maire de prendre un arrêté pour déterminer l'endroit où l'on peut déposer des ordures et décharges.

Le 5 février 1939.

Prolongation de la ligne électrique jusqu'aux Bouches-Manon demandée par Monsieur Chauvin et accordée par le Conseil Municipal. Monsieur Chauvin fait son électrification lui même.

Offre d'aménagement d'un terrain de sports pour l'école et les jeunes gens, formulée par Mademoiselle Lloyd. Le Conseil approuve la proposition et offre la parcelle située... non précisé dans la délibération. Il remercie Mademoiselle Lloyd

Location des terrains communaux. Maître Josset se voit renouveler un bail sur le terrain communal.

Le 24 juillet 1940.

Monsieur Parmentier, expose au Conseil Municipal que Messieurs Chaumont, Houbard, Mesdames Caron et Gourdin ou plutôt Madame Crette sa fille, propriétaire, ont eu leur maison ou leurs bâtiments endommagés par les bombardements du 8 juin 1940. A son retour, Monsieur Di-Valentin a proposé à la Kommandantur de faire les réparations à condition de lui assurer la nourriture. Sans autorisation de la Commission, il a commencé les travaux. La Commune cependant lui a assuré ainsi qu'à ses deux ouvriers, la nourriture (pain, viande, lait). Ces travaux ont commencé le 1er juillet et se sont continué jusqu'au 21 juillet au soir.

Le Conseil Municipal demande à Monsieur le Préfet l'autorisation de prendre sur le budget du Bureau de Bienfaisance, les sommes nécessaires pour payer les frais occasionnés. Si ces sommes sont insuffisantes ou plutôt le crédit insuffisant, il demande à prendre les crédits complémentaires sur

l'Article 62 : Indemnité pour cours d'adultes. 100 francs.

Article 63 : Achat de livres de prix. 500 francs.

Article 79 : Fête du 14 juillet et autres. 900 francs.

Article 90 : Subvention à la Société de Musique. 100 francs.

Soit un total de 1600 francs. On pourra ainsi payer les ouvriers au taux fixé par la Préfecture, ne pouvant assurer la nourriture complète en déduisant pain, lait et viande fournis.

Le Conseil Municipal demande à Monsieur le Préfet si la Commune doit payer les matériaux des travaux de réparations qu'elle n'a pas commandé de faire. Les Communes doivent-elles prendre en charge les dommages de guerre ?

Mention marginale ci-dessus : Lettre du 7 septembre 1940 de Monsieur le Préfet : Refus d'approbation de la délibération ci-contre

Le 11 août 1940.

Faute de quorum le Conseil Municipal ne peut délibérer.

Une lettre de protestation de Monsieur Larrieu sera seule jointe à la présente délibération.

Il s'agit d'une lettre recommandée avec accusé de réception fournissant le double d'un courrier adressé à la gendarmerie des Andelys qui dit en substance que Monsieur Larrieu ne veut plus être importuné par des gendarmes, envoyés par des dénonciateurs anonymes (sous entendu, la Municipalité) pour des histoire de lumière (couvre feux) et surtout de nationalité de son épouse qui était française par mariage quoique née en Allemagne

Ses papiers auraient prouvé que Madame Larrieu était Française depuis le 14 octobre 1939.

Les 14 et 18 août 1940.

Le Conseil Municipal ne peut délibérer faute de quorum.

Le 29 août 1940.

Madame Dumouchet Yvonne demande une allocation militaire pour son fils Maurice incorporé depuis le 9 juin 1940. Accordé.

Le 15 septembre 1940.

5 exploitants désignés : Messieurs Roussel, Varin, Guyomard, Castel, Madame Thorel.

La boulangère étant partie en exode , l'exploitation de la boulangerie a été faite le premier jour par Monsieur Guinel Maire. Lui aussi est parti en exode .Par la suite par Monsieur Parmentier Narcisse qui a présidé, dirigé, contrôlé la fabrication et la vente du pain du 9 juin au 9 août 1940. Cette exploitation municipale ne peut être assimilée qu'à un prêt de consommation. En effet, la Commune ne doit à la boulangère que les stocks de farine, de bois, d'essence pris le premier jour de la gestion municipale. Si la boulangère se croit fondée à réclamer une indemnité pour l'usage de son local et de son matériel, il est à remarquer que la réquisition par les Allemands à été évitée et que l'ordre de marche parfait au retour de la boulangère compense largement l'usure dudit matériel.

Le travail et les recettes n'ayant pas été faits par la boulangère, Monsieur Herpin demande à nouveau le retour à la mairie des comptes, recettes et dépenses et des fonds restants. Les comptes permettraient de vérifier la gestion de Monsieur Parmentier, ce qui satisferait à la demande des contribuables.

Si cette gestion lui avait laissé des pertes, la boulangère aurait refusé de solder. donc le bénéfice qui certainement existe, doit revenir à la Commune.

Monsieur Herpin attire l'attention de ses collègues du Conseil sur les conséquences d'un vote engageant : soit les crédits, soit les autres chapitres du budget en ce sens que si la Commune prend les débits et non les bénéfices, le Conseil peut être dans l'obligation de voter environ 75 centimes additionnels.

Il serait en plus inadmissible Que la boulangère ait laissé la communauté sans pain et qu'à son retour elle ait la prétention de toucher un bénéfice auquel elle n'a pas contribué et cela sans vouloir prendre les pertes s'il en avait existé. Qu'il est inadmissible que du pain ait été gratuitement distribué à partir du 24 juin, date à laquelle tout était parfaitement en ordre et que ces distributions aient été faites sans tenir compte de la situation pécuniaire des bènèficiaires.

Qu'il est anormal d'avoir la prétention de faire  payer des impôts à des démobilisés et à la partie de la population absente pour payer des dettes sans donner aux intéressés les comptes qui doivent faire ressortir des bénéfices.

Le Conseil, par 2 voix contre une approuve cette protestation

Le 7 novembre 1940.

Reconstitution du corps de sapeurs pompiers, sollicité par le Préfet.

Le 19 décembre 1940.

Le maire demande au Conseil de voter la somme de 1632,75 francs reliquat de la facture de la boulangère présentée à tort car la fabrication du pain a été faite par Monsieur Parmentier en tant que représentant de la Commune, en l'absence du Maire. Monsieur Herpin fait valoir que cette note ne devrait pas être présentée par la boulangère et demande que les bénéfices soient versés à la caisse communale puisque normalement ils devraient lui revenir. Monsieur Parmentier, intéressé à la question, est sorti. Monsieur Herpin demande encore les comptes de la gestion de Monsieur Parmentier et que les bénéfices soient versés au Secours National.

Le Conseil examine ensuite la question du courrier de Vernon ( autocar). Celui-ci refuse fréquemment de prendre des voyageurs pour Pressagny ou pour Vernon. Considérant que le Conseil a toujours accédé aux désirs de Monsieur Monnier ( Patron de la compagnie des autocars Monnier dont le siège était à Tourny ) lorsque celui-ci a demandé des augmentations, lui demande d'être plus bienveillant vis-à-vis des contribuables de Pressagny et de leur laisser une ou deux places, même debout.

La cabine téléphonique n'étant plus utilisée depuis le mois de juin, le Conseil décide de ne payer que la moitié du traitement du préposé.

Le 21 février 1941.

Remplacement de Mademoiselle Gueulorget, secrétaire de mairie, décédée par Mademoiselle Paradis Andrée, institutrice suppléante et vote un crédit pour le logement. (le logement habituel étant sous scellés par suite du décès de la titulaire.

Des jardins sont attribués gratuitement aux familles nombreuses sur les terrains communaux du Chesney.

Mademoiselle Paradis est remplacée par Monsieur Dubois Gaston, stagiaire, le 3 mars.

Le 28 mars 1941.

Le Maire donne connaissance au Conseil d'une lettre de Monsieur le sous-préfet mettant en demeure la Commune de solder une somme de 1632 Francs, représentant une fourniture de pain aux indigents pendant les mois de juin et juillet 1940.

Monsieur Guinel, Léon, fait remarquer que Madame Mainguy n'a pas géré son établissement pendant lesdits mois, alors qu'elle était évacuée à Champigny-le-Sec (Vienne). Elle y a perçu l'allocation aux réfugiés pour elle, sa mère et son fils.

La boulangerie a été gérée pendant deux mois par Monsieur Parmentier Narcisse, faisant fonction de Maire. Il a du réquisitionner du grain pour compléter le stock de farine afin de fournir du pain aux habitants de Pressagny-l'Orgueilleux, Notre-Dame-de-l'Isle et Panilleuse. Le travail ayant été assuré par la Municipalité, les bénéfices ressortant de la gestion doivent échoir dans la caisse de la Commune.

Les personnes évacuées, les militaires démobilisés, sans travail, ne doivent pas payer des impôts pour parfaire une dette injustifiée.

La Commune n'ayant que deux indigents, Monsieur Guinel fait remarquer que cette somme serait exagérée pour deux personnes, en conséquence, le Conseil refuse les crédits par deux voix contre une.

Le Maire demande à prendre sur certains articles du budget la somme à payer et prévoit l'article 31. Il met au vote. Mêmes résultats :

Contre : Messieurs Guinel et Herpin.

Pour : Monsieur Varin.

Le 02 juillet 1941.

L'amiral de la Flotte Darlan, Ministre, secrétaire d'état à l'intérieur

Vu...

Considérant que le Conseil Municipal de Pressagny-l'Orgueilleux se trouve réduit à un effectif ne lui permettant pas d'assurer de façon satisfaisante la gestion des affaires communales

Arrête :

Article 1er :Le Conseil Municipal de la Commune de Pressagny-l'Orgueilleux est dissous.

Article 2 : Il est institué dans la Commune de Pressagny l'Orgueilleux, une délégation spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le Conseil Municipal et ainsi composée.

Président : Monsieur Herpin Raoul.

Membres: Monsieur Robineau.

Monsieur Varin Louis.

Monsieur Guinel Léon.

Le Président de l'Eure est chargé de l’exécution du présent arrêté

Le 26 juillet 1941.

Jean-Jacques Pouliquen reçoit le prix du legs Renault.

Le 1er septembre 1941.

Création d'un terrain de sport sur le terrain communal du Chesney.

Le 12 décembre 1941.

Demande de location des terrains communaux par Monsieur Charbonnier pour implanter une usine à bois pour gazogènes.

Demande rejetée pour les raisons suivantes :

L'emplacement n'est pas indiqué, à côté du terrain de sport scolaire (émanations de carbone etc...)

De nombreux habitants ont demandé du terrain pour faire des jardins familiaux. Vu les difficultés d'approvisionnement en légumes, il est décidé de laisser le terrain en culture.

Le 28 juillet 1942.

Incendie des bâtiments agricoles de Monsieur Guyomard. Frais de pompiers. Monsieur Guyomard achètera un hangar à Monsieur Lemercier, agriculteur voisin de la maison du passeur. Ce bâtiment sera érigé dans la rue de la Marette, près de la sortie de la sente des Ruellettes. Il permettra d'abriter à nouveau les récoltes et le matériel.

Le 12 mars 1943.

Lecture d'une lettre de Madame Gianotti, propriétaire de château de la Madeleine, habitant à Paris, 2 rue Greuse. Elle demande à faire partie des divers comités existants dans la Commune.

Lorsqu'une vacance se produira, (ceux-ci étant actuellement au complet) il sera fait appel à Madame Gianotti suivant les possibilités.

Il semble dans ces propos qu'il y ait de la réticence. Les châtelains de la Madeleine n'avaient pas l'habitude de s'engager dans les associations communales. De plus, il est probable que les ruraux, peut-être en raison d'un complexe d'infériorité, se méfiaient des citadins qui risquaient de tout accaparer et de créer une gène au sein des sociétés où les villageois se comportaient librement, tant dans leur langage que dans leurs relations. Avec ses bonnes manières, la châtelaine aurait installé un sentiment de malaise.

Son mari avait été, avant la guerre, ingénieur sur la ligne Maginot. Les tonnes de béton armé ne lui faisaient pas peur, il avait même utilisé ce nouveau matériau pour ajouter une aile au château de la Madeleine.

Le 13 septembre 1943.

Madame Gianotti poursuit Monsieur Le Gloan pour vol de bois à balais. Monsieur Le Gloan est condamné par Madame Gianotti à verser au bureau de bienfaisance une somme de 250 francs. Elle refuse d'accepter le titre de recette.

Les membres de la Délégation décident à l'unanimité de se désintéresser des propositions de Madame Gianotti et votent l'annulation du titre de recette

Le 13 septembre 1943.

En raison de la vétusté d’une partie de la toiture de l’église, côté clocher, un devis de réparation de 10 000 francs est accepté. O nze mois plus tard, l’église sera bombardée. Cette dépense aura été faite en pure perte.

Le 12 janvier 1944.

Procès Charbonnier.

Monsieur Charbonnier propose de régler les frais et honoraires de la Commune et de verser la différence au receveur municipal sur un loyer annuel de 3 500 francs, pour une occupation des terrains depuis le 15 septembre 1942.

Le 29 août 1944.

Les personnes ci-dessous :

Messieurs Etienne Albert, Expert-Bezançon Louis, Gimonet Marcel, Guyomard Paul, Leguay Charles, Petit Henri, Pouliquen Jean-Marie, Robineau Paul.

Mesdames Barbier Andrée épouse Mainguy, Queruel Germaine épouse Neuvilly.

Se sont réunis au domicile de Monsieur Expert Bezançon.

Considérant qu’au terme de l’article 4 titre 1 de l’ordonnance du 21 avril 1944, la Délégation Spéciale est dissoute et que l’ancien Conseil Municipal ne peut être reformé par suite des décès de Messieurs Josset, Parmentier Narcisse Herpin père, Marcel, et Caron Léon, conseillers municipaux, du départ sans esprit de retour de Monsieur Guinel Maire et Delarue Conseiller Municipal, de la démission de Monsieur Herpin Raoul, Varin Louis et de l’état de santé de Monsieur Lemercier Julien, il n’existe plus d’assemblée communale, ils ont décidé à l’unanimité :

De former provisoirement jusqu’à ratification par le Préfet le Conseil Municipal de Pressagny l’Orgueilleux.

De nommer Monsieur Expert-Bezançon, Maire, Messieurs Gimonet et Robineau, Adjoints.

Le Conseil Municipal charge le Maire et les Adjoints d’étudier d’urgence et de lui soumettre les questions suivantes :

Ravitaillement du mois de septembre.

Remise en état des bâtiments sinistrés.

Récupération du matériel abandonné par les Allemands.

Le Conseil Municipal décide d’offrir une concession gratuite à perpétuité à Robert Connan, mort pour la France.

Le 26 septembre 1944.

Le Conseil Municipal s’est réuni chez Monsieur Expert-Bezançon, la mairie étant sinistrée.

Le Maire donne lecture de l’arrêté préfectoral du 7 septembre 1944 nommant le Conseil Municipal.

Le Maire expose l’état des pertes en matériel scolaire, cet état n’est pas définitif, les recherches se poursuivant pour retrouver le matériel dispersé par suite des événements de guerre.

La question se pose de savoir si le clocher de l’église pourra être sauvé, le reste du bâtiment étant totalement sinistré.

Le bâtiment de la mairie sera mis hors d’eau et le maire pourra s’y installer sous peu de jours.

L’école sera en état d’ouvrir au premier octobre, date réglementaire.

Madame Mainguy demande que des travaux soient faits pour assainir la cour de l’école dans laquelle se déversent plusieurs descentes de gouttières. Adopté.

Le 13 novembre 1944.

La ville de Paris est autorisée à entreposer 750 stères de bois au bord de la Seine, en face de la rue de l’Eglise jusqu’à embarquement sur chalands.

Prix : 1500 francs par mois + 50 francs par jour pour les fractions de mois.

La ville de Paris s’engage à réparer les dégâts occasionnés au chemin, elle sera prévenue de la présence, à proximité du chantier, de bombes non éclatées.

Le Préfet a donné un avis favorable à la construction d’un baraquement pour remplacer l’église sinistrée.

L’architecte, directeur au service des monuments historiques propose de classer le clocher et la partie de l’église encore debout. Il estime nécessaire des travaux rapides pour le sauvetage du clocher.

Le 14 décembre 1944.

Le Maire expose que le clocher s’étant écroulé, les travaux de déblaiements sont entrepris par les T.P.E.

Le marché de bois avec la Ville de Paris n’aura pas lieu en raison de la crue de la Seine.

La Commune de Pressagny l’Orgueilleux compte 211 habitants.

Le Conseil Municipal,

Considérant que Robert Connan, tué dans une embuscade par les allemands pour secourir le chef des F.F.I. de la Commune grièvement blessé, peut être réputé mort pour la France.

Décide : Il est accordé à Robert Connan, gratuitement, pour sa sépulture exclusive, une concession à perpétuité, N° 78 dans le cimetière de Pressagny l’Orgueilleux, conformément au décret du 30 mai 1921. Le tiers de la valeur de la concession soit : 166, 35 francs sera versé au Bureau de Bienfaisance.

Le 8 février 1945.

Monsieur Provendier, éleveur de porcs et volailles, totalement sinistré, sollicite la réquisition de deux propriétés pour réintégrer la Commune.

Etant donné la mauvaise réputation de notoriété publique, le Conseil Municipal, à l’unanimité des présents déclare Monsieur Provendier indésirable.

Le 12 mars 1945.

Une épidémie de diphtérie sévit dans la famille Dupré (5 enfants). Admission a l’assistance médicale gratuite.

L’emplacement de l’église provisoire est décidé à l’unanimité moins une voix : Monsieur Leguay.

Le 22 mai 1945.

A la suite de l’élection du nouveau Conseil Municipal le 29 avril,

Monsieur Gimonet Marcel a été proclamé Maire,

Madame Neuvilly Germaine, Adjointe.

Le Conseil Municipal est composé de Messieurs Bénard, Duval, Etienne, Guyomard, Legallais, Petit Henri, Pouliquen, Madames Mainguy.

Le 26 mai 1945.

Deux hectares de terres communales du Chesney sont loués à Monsieur Yver au prix d’un quintal à l’hectare, soit : 450 francs.

Le 30 juin 1945.

La portion de rue comprise entre le carrefour de la Marette et la rue de l’Eglise portera désormais le nom de rue Robert Connan.

Nombre d’habitants recensés en 1936 : 211.

Le 28 juillet 1945.

Le Maire expose qu’il a reçu le procès verbal de l’audience du Conseil de Préfecture Interdépartemental en date du 22 juin 1945 rejetant la plainte déposée par Messieurs Provendier et consort, tendant à l’annulation des élections municipales du 29 avril 1945, et revalidé 35 bulletins de vote contestés par la partie adverse. Cette revalidation ayant modifié le nombre de voix de la majorité absolue (66 au lieu de 48). Il s’en suit que l’élection de Monsieur Guyomard Paul se trouve annulée. A l’unanimité, les membres présents regrettent le départ de Monsieur Guyomard.

Legs Renault : 4 bénéficiaires

Maclotaf Henri et Huguette Parmentier.

Benard Daniel et Neuvilly Christiane.

Le 24 août 1945.

Le Conseil Municipal décide de faire planter en place publique un arbre de la Libération.

Le 1er mars 1946.

Reconstitution du corps de sapeurs pompiers qui n’était plus en fonction depuis de nombreuses années. Décision adoptée à l’unanimité.

La Commune possède une pompe à incendie en parfait état de marche, 200 mètres de tuyaux, un extincteur de 10 litres. Chaque pompier peut être doté d’un casque prélevé sur le lot disponible.

Le Conseil Municipal s’engage à subvenir pendant 15 ans aux dépenses du service.

Madame Thivilliers abandonne la concession N° 70 au profit de la Commune.

Le 3 avril 1946.

Mademoiselle Lloyd Alma Estelle, sans profession, domiciliée à Los Angeles, (Etat de Californie), en résidence à Pressagny l’Orgueilleux, villa La Pommeraie fait donation entre vifs, définitive et irrévocable :

A la Commune de Pressagny l’Orgueilleux , ce qui est accepté provisoirement pour elle, sous réserve de l’autorisation de l’autorité compétente, par Monsieur Gimonet Marcel, agissant en qualité de Maire, d’une somme de deux millions de francs en numéraire que Mademoiselle Lloyd donatrice s’oblige à verser entre les mains de Monsieur le Receveur Municipal.

La Commune disposera de un million, ceci dans le but principalement de restaurer les ruines causées par la guerre aux bâtiments communaux, en particulier à l’école et en outre cette somme pourra servir également à l’aménagement d’une salle des fêtes et d’une mairie et à concurrence de semblable somme de un million, à l’adoption d’une Commune française sinistrée qui sera choisie par le Conseil Municipal de Pressagny l’Orgueilleux et adoptée au nom de cette dernière Commune.

La Commune adoptée devra employer la somme à la construction d’une salle de classe, d’une mairie et de tout autre édifice communal. Les projets seront soumis préalablement aux délibérations du Conseil Municipal de Pressagny l’Orgueilleux.

Le 27 juin 1946.

Comme suite à la donation de un million, le Maire donne connaissance des plans d’aménagement d’un bâtiment communal.

Une salle des fêtes à l’emplacement de la grange près de l’école.

Le 31 janvier 1947.

Le Maire de Saint-Pierre-d’Autils proteste contre les dépôts d’explosifs de l’île Chouquet provenant d’une péniche coulée lors de la libération.

De nombreuses démarches auprès des services compétents sont restées sans résultat. Le Conseil Municipal s’associe aux protestations du Maire de Saint-Pierre-d’Autils.

Le 26 juillet 1947.

Emploi de la donation de Miss Lloyd :

500 000 francs pour la Commune d’Aubevoye pour aménagement d’un stade.

Le devis de travaux pour l’aménagement de la salle des fêtes s’élève à 1 087 780 francs, susceptible de rabais.

Le 26 octobre 1947.

Installation d’un nouveau Conseil Municipal.

Monsieur Gimonet Marcel, élu Maire par 10 voix contre une.

Madame Neuvilly Germaine élue Adjointe par 7 voix contre 3 à Monsieur Benard Louis et une à Monsieur Jean Pouliquen..

Le 23 décembre 1947.

Mademoiselle Lloyd réside au 40 rue de Marzelle à Vernon. Elle rectifie sa donation.

1) un million pour Pressagny l’Orgueilleux.

2) 500 000 francs pour la Commune d’Aubevoye (terrain de sport).

3) 400 000 francs pour la réception et l’hébergement de jeunes de nationalité américaine avec stipulation que cette somme serait administrée par un Comité de Patronage qui comprendra plusieurs membres, lesquels devront nommer un trésorier.

100 000 francs pour l’achat de tenues pour les sapeurs pompiers de Pressagny l’Orgueilleux et le solde, s’il y en a, pour l’aménagement d’une plage dans la Commune.

Le 17 février 1948.

Les travaux de menuiserie pour l’aménagement de la salle des fêtes sont réalisés par Mademoiselle Parmentier qui demande un acompte.

Le 17 mars 1948.

Visite de Monsieur René Tomasini, Sous Préfet des Andelys.

Le 21 mai 1948.

Constitution d’un Comité de la Jeunesse Franco-Américaine de Pressagny l’Orgueilleux et des Andelys dont le but est d’héberger des étudiants américains des deux sexes, de façon à créer des liens d’amitié avec les enfants des écoles de Pressagny l’Orgueilleux et des Andelys. Les 400 000 francs de Miss Lloyd sont affectés à la location de cars, frais d’insertions et toutes dépenses imprévues.

le 26 août 1948

Le Conseil Municipal considère que le logement de l’instituteur, situé dans l’école même, ne comporte aucune installation d’eau potable ni citerne.

Accord pour héberger provisoirement l’instituteur dans la mairie.

Le 19 novembre 1948.

Présence de Monsieur Tomasini.

Les travaux pour la salle des fête s’élèvent à la somme de 1 300 000 francs.

Le 26 décembre 1948.

Installation d’un nouveau Conseil Municipal composé de messieurs et mesdames : Besnard Louis, Petit Henri, Duval Edmond, Neuvilly Germaine, Legallais Emile, Pouliquen Jean, Mainguy Andrée, Lorailler Etienne, Dupré Georges, Dupuis Jean, Neveu Paul, ce dernier étant absent.

Monsieur Dupuis Jean est élu Maire par 6 voix contre 4 à Monsieur Legallais.

Madame Neuvilly Germaine Adjointe.

Le relevé des cahiers des délibérations s’arrête provisoirement ici. Un autre dossier est en préparation pour la fin du 20ème siècle.

Rémy LEBRUN

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