HISTOIRE 2

 

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V.gérard

Déclarer à la

CNIL n°789608

 

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suite

suite vingtième siècle


Le 5 août 1810 .
Le Maire de Vernon requiert du Maire de Pressagny, de fournir cinq cents bottes de foin de bonne qualité pour le service des troupes de Sa Majesté l'Empereur. A fournir par voie d'appel pour le 7 de ce mois à Vernon.
En cas d'inexécution de la présente réquisition, le Maire de Pressagny sera garant et responsable des événements qui en résulteraient.
Le 13 octobre 1811.
Le Maire, Monsieur Decaqueray démissionne pour raison de changement de domicile. Il est remplacé par Monsieur Jean-Jacques Eustache, nommé par le Préfet.
Le 27 février 1812.
Constat de vol de plancher dans une maison non habitée, faisant le coin des rues de la Marette et du chemin de Vernon aux Andelys, appartenant à Dame veuve Roussel, résident à Paris.
La croisée était ouverte, sans carreau cassé. Sur les trois barres de fer qui étaient placées pour en défendre l'entrée, deux ont été cassées par un bout et arrachées dans le plâtre par l'autre bout.
Entre 86 et 100 pieds de plancher ont disparu, le tout en bois de sapin de différentes longueurs, ayant servi à ce qu'il paraît pour alcôve, tablettes et autres choses semblables. Un papier de couleur bleu était collé dessus.
Malgré les perquisitions, les délinquants ne sont pas retrouvés.
5 mars 1812
Par devant nous maire de la Commune sont comparus les sieurs Eustache, André, mon frère, âgé de quinze ans, cinq mois et Fouet Casimir âgé de seize ans, neuf mois, tous deux domiciliés dans cette Commune. Ils nous ont déclaré que cejourd'hui, vers les quatre heures du matin, étant couchés ensemble dans une petite chambre adjacente à la cuisine du sieur de la Salle qui les avait priés de garder sa maison située en cette Commune, rue de la Marette, dont il était absent depuis plusieurs mois et son épouse depuis le 1er mars.
Ledit Eustache avait vu deux hommes traverser la cour et aller du côté de la maison séparée de la cuisine, armés chacun de deux pistolets qu'ils tenaient en main. Les deux individus n'ayant probablement pas pu forcer la porte de la maison qui était bien fermée étaient venus se présenter à la fenêtre de la petite chambre où eux, Eustache et Fouet étaient couchés. Eustache, seul éveillé avait pu distinguer au clair de la lune que les deux individus avaient le visage barbouillé de noir et des vieux bonnets de laine rouge sur la tête.
L'un mesurait à peu près un mètre 759 millimètres et l'autre un mètre 523 millimètres. Ayant posé leurs pistolets sur la tablette de la croisée, ils se sont mis de suite à défaire le mastic des carreaux pour entrer dans la chambre.
Le plus grand ayant donné un coup de poing au carreau d'en bas qui est tombé sur la tablette. A ce bruit, Fouet s'est éveillé, Eustache a pris son fusil qu'il avait apporté avec lui, l'a chargé et a fait feu sur les deux voleurs que son fusil a ratés. A ce bruit, les voleurs se sont saisis de leurs pistolets. Lui, ayant vu cela a descendu promptement du lit et ayant armé de nouveau son fusil, il avait tiré une seconde fois sur eux qui ont riposté en même temps en déchargeant deux pistolets chargés avec du petit plomb dont trois grains lui ont froissé l'épaule gauche et le reste est allé se loger dans le plâtre près de la tête du lit.
Pendant cette lutte, Fouet son camarade de lit s'était tenu couché de manière à ne pas être blessé, enfin, il avait rechargé promptement son arme, s'était approché de la fenêtre et avait entendu l'un d'eux dire à l'autre, à voix basse : " Tu ne montes pas ? As tu quelque-chose, es tu blessé ?" Qu'alors il avait tiré sur les voleurs à travers la fenêtre qu'ils venaient de quitter pour aller du côté de la porte de la rue pour s'évader.
Après la lecture de la susdite déclaration, nous nous sommes transportés sur les lieux; décoré de la marque distinctive que nous attribue la loi, accompagné des sieurs Cochet, Simon,Noël, garde forestier, et Benard Gabriel, tonnelier tous deux domiciliés dans cette Commune. Nous avons constaté la vérité des faits contenus en icelle déclaration. Nous avons ensuite procédé à de plus amples recherches aux fins de parvenir à découvrir les délinquants : leurs traces, la bourre des pistolets et autres choses semblables. Ces recherches ont été inutiles, il a seulement été trouvé par le sieur Piquet, Jean-Baptiste, voisin de cette maison, dans l'endroit même où étaient les voleurs lorsqu'ils ont déchargé leurs pistolets, une balle mâchée conservée par nous Maire de la Commune.
Le 25 Avril 1812.
Le maire suite au décret de Sa Majesté en date du 24 mars a accompagné des personnes désignées par l'article 3 de l'arrêté de Monsieur le Préfet. Il adresse au Président du Comité de Bienfaisance, une lettre pour démontrer l'impossibilité de trouver quelqu'un en état de faire et de surveiller la confection et la distribution des 37 soupes accordées par le Comité de Bienfaisance du canton. Il manque un local, une chaudière et des légumes.
Vu l'article 15 du décret de Sa Majesté qui permet s'il y a impossibilité de les (?) convertir en d'autres espèces d'aliments aussi utiles, sains et économiques.
Vu la proximité de Vernon pour se procurer du pain de munitions à un prix raisonnable comme cela se pratique dans plusieurs communes, nous demandons à Monsieur le Président du Comité de Bienfaisance, de nous autoriser à suivre cette marche afin de soulager des malheureux que la faim mine sourdement depuis plusieurs semaines.
Le 2 mai 1812
En raison de plaintes multipliées, adressées presque tous les jours, de délits commis sur les propriétés de particuliers :
Vu l'inutilité de menacer et réprimander,
Vu qu'il ne reste plus d'autre moyen pour conserver la récolte à venir que d'employer la force répressive,
Le Conseil, considérant que les plaintes sont bien fondées, arrête ce qui suit :
Est d'avis que le Sous Préfet des Andelys fut prié de nommer dans le plus bref délai un garde champêtre qui par sa vigilance, son impartialité réprimerait tous ces abus.
Le 5 mai 1812
La Sous Préfecture ne détient pas de graines de betteraves, en conséquence le contingent de 75 ares de terrain ne peut être ensemencé. " Effet du blocus ".
Le 14 mai 1812.
Les animaux domestiques mangent les céréales en herbe ce qui fait un tort considérable.
Le pâturage des moutons, trop fréquent sur la pelouse du Chesney et le long de la rivière de Seine, prive tous les particuliers de la Commune qui n'ont que ces endroits pour seule ressource pour leurs bestiaux, surtout pendant le temps où le pâturage dans la forêt est prohibé.
Arrêté restreignant les possibilités de pâturage:
Article VI. Le sentier qui est formé entre les chemins de la Carrière et celui des Clos-Firons est défendu.
Article VIII. Le sentier qui règne dans le Marais, le long des vignes des côtes, est conservé.

Relevé de quelques chiffres du budget de 1812.
Logement du maître d'école 15 francs
Traitement du Préfet 3, 28 francs
Centième pour les invalides 1, 58 francs
Traitement du tambour 15 francs
Traitement du maître d'école 15 francs
Remplacement d'une peau du tambour 8 francs
Reliure pour 16 années de registre d'état civil 6 francs
Total du budget 185, 98 francs
Le 9 juillet 1812
Les seigles sont coupés avant leur maturité. Nous avons le devoir d'en fixer l'époque. La récolte des seigles ne pourra s'ouvrir...avant le 15 du présent mois.
Le 1er février 1813
Beaucoup de Communes, dans toute l'étendue de l'Empire ont déjà donné une preuve d'attachement à la personne de Sa Majesté l'Empereur et Roi en offrant des cavaliers montés et équipés pour repousser les ennemis de la France.
Les Communes du canton d'Ecos, voulant aussi donner une preuve non équivoque de leur dévouement à leur souverain, s'empressent en ce moment de faire tout ce qu'elles peuvent pour lui offrir quatre cavaliers montés et équipés.
Le canton a été divisé en quatre sections d'une égale population, ce qui fait un cavalier pour chacune d'elles. Une somme de mil cinq cent francs, présumée nécessaire pour chaque cavalier a été répartie dans les Communes qui composent la section à proportion de leur population, ce qui fait pour la Commune de Pressagny la somme de 293,02 francs.
J'aime à croire que tous les habitants de cette Commune ne seront pas les derniers à prouver à l'auguste chef de l'Empire, combien ils lui sont dévoués.
Considérant que c'est au moment où tout se prépare pour une paix générale que l'on doit s'empresser de donner des nouvelles preuves d'attachement à la patrie et à la personne de Sa Majesté.
Suivent les moyens de perception.
Le 14 mars 1813
Par acte passé devant Me Lavoisier, notaire à Vernon, nous apprenons que Jacques d'Orléans était vigneron à Pressagny. Simon Louis était également vigneron. Nicolas Parmentier était charron, Pierre Bourdon était vigneron. Tous étaient débiteurs solidaires d'une rente de 10,87Fr. envers Monsieur François Guerin d'Etoquigny, Chevalier de l'Empire, Général de cavalerie, l'un des Commandants de la Légion d'Honneur, demeurant à Pressagny avec son épouse née de Becquin de Susemont
Le 7 et 21 mars 1813.
Vol d'arbres et d'une échelle retrouvés cher le sieur Chauvet, dit Papa Rouge. Ce dernier semble confondu par l'enquête.
Texte publié dans le bulletin municipal N° 17 (1998)
Le 17 mars 1813
Lettre de Monsieur Cabot, percepteur des contributions à N.D. de l'Isle à Monsieur Cochet, garde forestier à Pressagny l'Orgueilleux.
Je suis instruit par réalité que ma pièce de blé méteil contenant 40 perches, sise au triége des Déserts, est entièrement mangée par vos lapins. Vous devez sentir combien il est malheureux de perdre au moins trente boisseaux de blé et la paille. Je vous préviens, tout amis que nous soyons, si vous ne retirez pas vos lapins, je m'en vais porter plainte, non seulement à Monsieur le Préfet mais aussi à son Excellence, le Grand Veneur pour vous en rendre responsable. L'intention du gouvernement n'est point que par la fantaisie des gardes, de conserver du gibier, de dilapider les propriétés riveraines des forêts. Faites attention parce que je ne manquerai pas à faire ma plainte.
Je vous salue Signé Cabot.
Le Conseil Municipal, rendu sur place, constate que le blé n'a pas encore levé et qu'il n'est nullement mangé
Le 2 avril 1813.
Description très intéressante et imagée d'une tentative de vol et assassinat publié dans le bulletin municipal N° 17 (1998).
Le 21 avril 1813
Le sieur Gruel, Guillaume, Henry, fermier du passage de Seine a déclaré que l'adjudicataire des bacs et bateaux, demeurant en la Commune d'Herqueville, lui a remis une flette pour servir au passage de Seine. Il nous a requis d'en faire la visite. Nous avons trouvé qu'elle avait 26 pieds de longueur sur 6 pieds et 8 pouces de largeur et 2 pieds et 7 pouces de hauteur.
Le 4 mai 1813.
Dénonciation d'un désir d'assassinat contre la personne du maire, Jean-Jacques Eustache, par une femme, épouse du nommé Lemaître (dit Denaux).
Le 25 mai 1813.
Je vous donne avis, Monsieur le Maire, que par décret rendu à Saint Cloud le 3 juillet dernier; Sa Majesté a permis de dire la messe dans la chapelle dépendante de l'habitation de Monsieur de Brémond, inspecteur aux revues, au hameau de la Madeleine sur votre Commune.
Le Sous Préfet Larochefoucault avec trait.
à Andelys le 8 septembre 1811.

Décision de Son Excellence, Monsieur le Ministre des Finances qui autorise les habitants de Pressagny à extraire de l'argile pour les constructions de leurs bâtiments.
Extraction dans la forêt de Vernon, à charge par eux de combler et niveler leurs excavations.
Les extraits du cahier des délibérations de février à avril 1814, publiés dans le bulletin municipal démontrent les conséquences de la Campagne de France qui a suivi la retraite de Russie. Le vent a tourné, l'Empereur se replie avec une armée fatiguée qui ne parvient pas à empêcher l'invasion de la France malgré les victoires de Montmirail, Montereau et Champaubert. Pressagny accueille les blessés de ces combats et participe à l'entretien de ce qu'il reste de la Grande Armée
Voir les textes publiés dans le Bulletin Municipal N° 14. (1995) .

Le 14 février 1814.
La Commune doit fournir mille bottes de foin à 10 l du présent mois à 10 heures du matin au magasin de la mairie de Vernon pour la subsistance des chevaux du 15ème régiment de hussards tant en garnison que passant par cette ville.
Le Maire expose que les habitants, malgré leur bonne volonté, ne peuvent fournir une telle quantité, vu qu'ils n'en ont même pas assez pour eux pour la subsistance de leurs bestiaux pour gagner la récolte prochaine.
L'adjoint de Vernon a réduit à 600 bottes mais exige une livraison immédiate.
Les livraisons seront effectuées les 16-17 et 18 février.

RESTAURATION.
Le 14 mai 1814.
Le Conseil Municipal, conformément aux droits d'usage pour les pâturages dans la forêt royale de Vernon dont les habitants de la Commune ont droit.
Avons à cet effet nommé le sieur Philippe, Pierre, Louis, journalier domicilié au dit lieu de Pressagny, garde pâtre des bêtes à cornes des usagers de cette même Commune.
Sera tenu de conduire journellement les bestiaux dans la forêt dans les cantons accordés par Messieurs les administrateurs forestiers et de les garder avec soin afin qu'elles ne commettent aucun dommage.
Accordons pour traitement : 2 sols, 6 deniers par vache et par mois qui lui seront payés par chaque usager ayant droit au pâturage.
Le 14 septembre 1814
Déclaration du maire de Pressagny l'Orgueilleux aux habitants de la Commune :
Messieurs, une maladie contagieuse d'un caractère très inquiétant cause ses ravages depuis quelques jours sur les bêtes à cornes du hameau de Vernonnet voisin de cette Commune. En conséquence, j'arrête ce qui suit :
1) Interdiction de passer par Vernonnet avec des animaux.
2) Certificat obligatoire pour entrer une bête dans la Commune.
3) Ne pas conduire au pâturage au-delà du château de la Madeleine.
4) Ne pas sortir les bêtes avant que la rosée ne soit dissipée.

Le même jour, le maire prend un autre arrêté :
A l'approche des vendanges, interdiction de laisser courir dans les vignes les chiens et les poules. Ceci afin d'éviter les dégâts

Le 9 octobre 1814
Prestation de serments de fidélité au roi Louis XVIII par les membres du Conseil Municipal et le garde champêtre.
Fin de l'année 1814
Le Conseil Municipal décide la cessation des fonctions du garde champêtre pour décharger les habitants de Pressagny de l'impôt dés le début de 1815. Ils se trouvent dans la détresse par les manques de récoltes depuis plusieurs années.
Vu que les réclamations sont fondées : Noblet cessera ses fonctions à partir du 1er janvier 1815
Le 23 janvier 1815.
Le maire adresse une lettre au Sous Préfet pour lui annoncer que conformément aux instructions de Sa Majesté Louis XVIII, une lugubre cérémonie expiatoire a eu lieu et que le curé et le maire lui ont donné toute la gravité et l'importante solennité que les moyens de notre église permettait.
Le 14 février 1815
Arrêté du Conseil Municipal concernant la marque de tous les bovins existants dans la Commune.
Vaches 122
Genisses 21
Vaux ....9
Total : 152
35 propriétaires ne possèdent qu'une vache
27 possèdent deux bêtes
12 possèdent trois bêtes
2 possèdent quatre bêtes
1 possède cinq bêtes
1 possède six bêtes
1 possède huit bêtes (6 vaches et 2 veaux).
79 propriétaires possédaient 152 bovins. Si on y ajoute les troupes de moutons, les cochons et les volailles, on imagine la quantité de nourriture nécessaire pour les nourrir ?
Le 28 mars 1815
Procès verbal de visite par le maire d'un homme trouvé assassiné sur la route près de la Madeleine
il s'agit de Monsieur de Mordant. Un article de Monsieur André Goudeau très bien documenté relate cet accident dans un Démocrate du printemps 2000. 
Le 24 mai 1815
Dans la copie de procès verbal d'incendie d'un tas de bois et d'un petit bâtiment, il est question d'un terrain appartenant à la veuve Décorchemont.
On sait que la lignée des Décorchemont d'où sont issus de père en fils les célèbres sculpteurs et le non moins célèbre maître verrier est originaire de Pressagny l'Orgueilleux et des environs.
Le sculpteur Marie-Joseph est né à Pressagny le 15 mai 1830. On lui doit la restauration du château d'Anet, des églises de Bernay, du Neubourg et d'Evreux.
Le sculpteur Louis-Emile est né à Saint Pierre D'autils,le 11 juillet 1851. On cite parmi ses meilleurs ouvrages : Jeune martyr (1877), Une offrande à Pan (1882) et la statue du colonel Langlois (1885).
Quand au maître verrier, François-Emile, il est né à Conches en Ouche le 26 mai 1880. il a réalisé de nombreux objets d'art en pâte de verre coloré. On peut admirer dans la mairie de Vernon un vitrail signé par lui. Il se trouve au-dessus du grand escalier. Ses œuvres sont exposées dans les musées du monde entier.
(Dictionnaire des peintres et des sculpteurs. E. Bénézit)
Le vendredi 28 juillet 1815.
Levée sur la Commune de 400 bottes de foin de 10 livres, une vache grasse et un demi muid de vin pour la subsistance des troupes étrangères (anglaises).
Cette levée se fait en espèces par la contribution foncière et mobilière.
Le 10 septembre 1815.
Cent contribuables sont recensés à Pressagny l'Orgueilleux.
Le maire prend un arrêté défendant aux cabaretiers :
De tenir leurs maisons ouvertes pendant le temps des offices, les dimanches et fêtes
De délivrer des boissons aux buveurs du pays après huit heures du soir à dater du 20 septembre.
En cas de contravention, l'amende ne pourra excéder cinq francs.
Le 22 septembre 1815.
Nouvelle réquisition pour les troupes anglaises.
1 hectolitre de blé, pur froment.
8 hertolitres d'avoine bien vannée
60 bottes de foin de 13 livres.
La Commune ne produisant point de blé ni avoine, les sommes nécessaires à l'achat de ces denrées seront recouvrées par le percepteur.

Dix huit hussards anglais du 2ème régiment et vingt chevaux ont été logés en cette Commune du 3 août au 10 octobre.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre, deux cents militaires prussiens ont été logés en cette Commune.
Dans la nuit du 19 au 20 octobre, deux cents militaires prussiens (infanterie) ont été logés dans cette Commune, composant la 4ème compagnie, 1er bataillon, 2ème régiment de Landevert de la Prusse Orientale.
Le 30 octobre 1815.
Un arrêté du maire défend à toutes personnes de chanter, crier, faire du bruit après six heures du soir à partir du 1er novembre.
Le 5 janvier 1816.
Passage du ramoneur qui déclare une cheminée hors d'état de servir et une ayant besoin de réparations.
Le 22 janvier 1816.
Lettre du maire à Monsieur le Sous Préfet pour rendre compte de la lugubre cérémonie expiatoire qui a eu lieu pour Sa Majesté Louis XVI. (23ème anniversaire de sa mort le 21 janvier).
Le 7 mars 1816
Arrêté pour l'habillement et l'armement de gardes nationaux.
Le 15 mai 1816
Arrêté du Conseil Municipal qui décide de n'employer qu'un seul garde champêtre pour Notre Dame de l'Isle et Pressagny l'Orgueilleux. (Il prêtera serment le 21 juin 1816).
Considérant que le sol est peu avantageux et vu le manque de récolte depuis plusieurs années, la Commune se trouve épuisée.
Il se commet des abus par les non propriétaires qui coupent les herbes dans les îles. Le Conseil Municipal prend un arrêté interdisant d'aller dans les îles sans autorisation du maire ou de l'adjoint.
Le 24 juin 1816
Récépissé concernant le dépôt d'un jugement pour le pâturage dans la forêt de Vernon, validé par S.A.S. Madame la Duchesse douairière d'Orléans.
Le 17 août 1816.
Les maire, adjoint et conseillers municipaux de la Commune, après avoir pris connaissance de votre lettre, Monsieur le Sous Préfet, qui engage les habitants de la Commune à faire sacrifice de la somme de 345 francs pour la réparation de la route sur le territoire de Vézillon vous font savoir que :
1) Depuis quatre années, les récoltes de vin ont été à peu près nulles et que celle-ci ne promet pas d'être plus avantageuse, ce qui met un grand nombre d'habitants hors d'état de se procurer les aliments de première nécessité à la vie.
2) La Commune a commencé cette année à réparer à ses frais 50 toises au chemin de la navigation, ce qui coûtera au moins 600 francs. Ainsi, Monsieur, vous voyez d'après ces observations qu'il n'y a point de mauvaise volonté de la part des habitants ainsi que de nous
Le 18 septembre 1816.
Arrêté du maire obligeant les particuliers à enfermer leurs chiens et leurs poules jusqu'aux vendanges.
Le 18 septembre 1816.
État des Communes pourvues de presbytère.
Valeur : 2000 francs, étendue du jardin : 8 perches. Produit présumé du jardin : 10 francs. Frais d'entretien : 3 francs.
Il a été échangé contre la sacristie qui donnait dans l'enclos du château.
Le 29 septembre 1816.
Procès verbal relatant le vol de 33 bottes de foin.
Le 23 octobre 1816.
Le recensement de la population révèle une population de 430 âmes logeant dans 104 maisons. 16 autres maisons ne sont pas habitées. Le château de la Madeleine est supposé appartenir à la Commune.
Le 7 novembre 1816.
Vérification des poids et mesures des commerçants de la Commune.
Le 11 mai 1817.
Le Conseil Municipal prend un arrêté concernant les réparations à faire sur le chemin de la navigation au bas de la ruelle Bourdé.
Chauvet et Benard transporteront chacun trois tombereaux de pierres et rendront le port propre à la navigation.

Le 28 mai 1817.
Monsieur de Brémond, propriétaire de "La Madeleine" déclare que des phrases injurieuses ont été écrites sur le port de secours qui donne sur la route de Vernon aux Andelys. La veille, déjà les inscriptions avaient été effacées par le sieur Barat, Charles Louis, maître d'école qui en passant s'en était aperçu. Il n'avait pas averti le propriétaire. Les phrases étaient tracées à la craie, d'une manière très lisible, en très gros caractères et bien formés, donnant à penser que l'on avait pris le temps nécessaire et l'heure du milieu du jour paraît avoir été choisie pour cela. On ne peut soupçonner l'auteur du délit, ne connaissant pas l'écriture faîte en lettres moulées pour le nom du Roi et le chiffre XVIII en caractères romains.
Le port de secours se trouvait sans doute aux Bouches Manon puisque c'est le seul qui se trouvait proche de la route et du château de La Madeleine. L'auteur du délit devait être un républicain déçu par le retour d'un monarque à la tête du pays.
Le 1er août 1817.
Le moyen bateau du passage de Pressagny est hors d'état de continuer le service. Il y aurait danger pour la sûreté publique de s'en servir plus longtemps dans l'état où il est. Nous avons reconnu que sa valeur ne permettait pas de nouvelles réparations; en conséquence, nous avons interdit son service.
S'il y avait un moyen bateau c'est qu'il y en avait aussi un grand et un petit.Le passage représentait une activité importante dans le village.
Le 10 août 1817.
Le glanage n'est permis qu'aux habitants de la Commune, indigents, vieux ou infirmes et à leurs enfants. Il est prohibé dans les terrains fermés de murs ou de haies, dans les champs ouverts avant le lever ou après le coucher du soleil et avant l'entier enlèvement des gerbes.
La famille de Seguin s'installe à Pressagny, venant de Tosny.
Elle emménage dans la grande demeure mitoyenne de l'église que nous appelons aujourd'hui le château du village.
Le 5 octobre 1817.
Constat de vol de planche appartenant au sieur Thumette, nouvel habitant de Pressagny, venant de Paris.
Le garde champêtre dresse un procès verbal de police de culte contre des individus jouant sur la place pendant la cérémonie des vêpres.
Non daté.
Noyade de Marie-Madeleine Fouet, au lieu-dit La Madeleine, en présence de Le Mercier, propriétaire dans la Commune, batelier ayant l'habitude de passer les vaches dans les îles. Son cadavre n'a pas été retrouvé.
Le 23 mars 1818.
Construction d'un mur, sur les anciens fondements du mur du cimetière par Monsieur le Chevalier de Seguin, à ses frais, sans prétention à la propriété de ce mur.
A cette époque le cimetière se trouvait sur la place de l'église.
Le 4 mai 1818.
Une souscription volontaire pour la réparation de l'église et du clocher a rapporté la somme de 222,79 francs. 67 personnes ont souscrit. Le 21 mars 1819, le Conseil Municipal y ajoute une somme de 100 F. qui était restés sans emploi.

Le 7 janvier 1819.
Le chemin de la navigation à besoin de réparations au port de Saint Martin (en bas de la rue aux huards) Les ornières devront être remplies sur 30 mètres.
Le 5 septembre 1819.
Pierre Vicomte, âgé de 18 ans se noie en se baignant.
Le 21 janvier 1820.
Pierre Gruet déclare avoir pêché 4 pièces de bois équarris, lesquelles paraissaient avoir été employées aux construction de ponts et arrachées par la force de la glace
Le 9 décembre 1821.
Une voiture attelée de deux chevaux, appartenant à Monsieur Prévost, cultivateur à Guiseniers, venant de Vernon, a au lieudit Les Bouches Manon, provoqué un accident.
La demoiselle Benard qui était montée sur sa bourrique avec la fille Langlois, fille du jardinier de La Madeleine, n'ont pas eu le temps de se ranger le long de la berge.
La demoiselle Benard est restée au lit par la suite de cet accident. La bourrique sur laquelle elle était montée est restée boiteuse, une roue est passée sur elle ce qui va nécessiter de la faire traiter par un artiste.
Le 8 septembre 1823.
Des ouvriers étrangers, inconnus, travaillent sur le chemin de halage entre Fournaux et le port de passage. Le chemin est creusé et élargi, sans plan arrêté, les haies de clôtures sont détruites. L'examen poursuivi jusqu'aux limites de Notre Dame de l'Isle a permis de constater le renversement de la berge près du port des Douves de Saint Martin. (Au bas de la rue aux Huards).
Le chemin avait pourtant été refait à neuf il y a 4 ans.
Le travail a été effectué sans plan, sans autorisation et au juger du conducteur de travaux !
Le 27 octobre 1826.
Le Conseil Municipal décide d'acheter le presbytère pour la somme de 3000 Fr. afin de loger le maître d'école. La Commune s'imposera extraordinairement pour acquitter le prix de cet immeuble.
Monsieur Le François, géomètre à Heubécourt a déjà dressé le plan du presbytère et du vicariat.
Finalement le coût sera de 3800 Fr. .payable en 4 annuités.
Le même jour, Monsieur de Seguin, (qui a été nomme maire de la Commune le 4 avril 1820) émet une pétition pour changer une portion de chemin ou rue du village de Pressagny qui longe ses murs, fait diverses sinuosités et se trouve trop resséré sur deux points différents.
En échange, il abandonnerait un terrain qui servirait à établir un nouveau chemin plus droit sur une longueur de 5,32 mètres.
Le mur actuel du cimetière restera propriété exclusive de la Commune.
Il s'agit sans doute du chemin qui deviendra la rue du Clos de l'Aître.
Le 8 octobre 1828.
Il est question d'un établissement de fécule dans la Commune.

Le 15 octobre 1829.
La croix dite Croix Rouge a besoin de réparations. L'estimation du coût des travaux s'élève à 68 Francs. Pour effectuer ce travail, une demi toise de bons moellons, un muids de chaux et le sable pour son emploi, 20 pieds de pierres carrées sciées d'un côté, 2 crampons en fer et le soufre pour les scellements seront nécessaires.
L'examen de conformité est fourni le 18 août 1832
EPOQUE LOUIS-PHILIPPE.

Le 25 mars 1833
Le Conseil Municipal : vu l'éloignement du chef-lieu de canton qui se trouve à plus de 3 lieues tandis que la Commune de Tourny est à une distance moindre de 2 lieues.
Pour ce motif basé sur l'intérêt public, le Conseil vote pour que le chef-lieu soit transféré d'Ecos à Tourny.
Le 5 mai 1833.
Procès verbal comique d'un vol d'andouilles à Corville.
Le 7 mai 1833
Le Conseil Municipal arrête que l'extraction de sable sur la pelouse dite du Chesney pourra avoir lieu au prix de 1 Fr. le tombereau attelé de 2 chevaux.
Aucune extraction n'aura lieu qu'après avoir prévenu le maire, l'adjoint ou le garde champêtre. On ne pourra en extraire sans être muni d'un permis qui précisera l'heure du départ et la quantité de tombereaux à enlever et ni avant ni après le lever ou le coucher du soleil.
Le 8 mai 1832.
Le Conseil Municipal voulant consacrer la mémoire des bienfaits que Monsieur Casimir Delavigne a fait à la Commune par son intercession auprès de Sa Majesté le Roi et la Reine des Français et de ceux qu'il ne cesse de faire tous les jours. Le Conseil a décidé unanimement qu'il en sera fait mention au registre des délibérations pour servir de titre à la reconnaissance politique et transmettre à la postérité le nom d'un bienfaiteur du pays.
Le 8 août 1832.
Un arrêté est pris pour le pâturage des moutons et des vaches sur la pelouse dite du Chesney. Il y est question de la pièce de terre de Monsieur de Seguin, dite La Baquette. Une ligne droite tombant à la moitié du chemin qui part de la cavée Marteaux et tombe dans la grand route au lieudit Les Valsats. On peut penser que la cavée Marteaux s'appelle aujourd'hui : Vallée Maçon ou Val Papillon.
Le 28 mai 1833.
Le roi fait un don de 500 Fr. au profit des indigents de la Commune.
Le 30 juin 1833.
Il y a 12 gardes nationaux armés chacun d'un fusil a Pressagny l'Orgueilleux.
Le 5 août 1833.
Etude d'un devis de réparation de l'église, surtout pour la charpente.
Le 27 octobre 1834.
Le plan avec le tracé de la route départementale N° 7 de Vernon aux Andelys est déposé à la mairie. Il est approuvé le 30 novembre 1834 vu que les intérêts de la Commune ne sont point lésés
Le 9 décembre 1834.
L'instituteur ne donne pas satisfaction. La Municipalité refuse de lui faire décerner le brevet d'instituteur communal.
Le Conseil Municipal cherche un candidat pour le remplacer.
Le 29 décembre 1834.
32 indigents sont recensés dans la Commune.
Le 20 mars 1835.
Il est question de l'élagage des ormes du calvaire. Sur une carte postale du début du 20ème siècle, les ormes encadraient encore le calvaire de la Croix Rouge. Ils n'ont pas attendu la maladie de cette essence pour disparaître du paysage au profit d'un chêne et d'un bouquet de robiniers.
Le 25 mars 1836.
Projet de construction d'une école et d'une salle de mairie sur l'emplacement de l'ancienne maison appartenant à la Commune.
Le 8 février 1837.
Des baux frauduleux ont été enregistrés en vue de l'inscription de nouveaux électeurs sur la liste électorale. Le Conseil Municipal dénonce les fraudeurs.
Le 9 février 1837.
Un procès verbal déposé à Messieurs Casimir et Germain Delavigne demandant la réouverture du chemin à la Madeleine, classé vicinal et porté comme tel sur l'état des chemins de la Commune.
Réponse : Ce chemin est indûment classé par le Conseil Municipal. Il n'a jamais eu d'issue sur la grand route de Vernon aux Andelys. La Commune n'en a jamais joui et si quelques propriétaires y sont passés, ce n'est qu'après en avoir obtenu la permission spéciale. La preuve en est fournie par acte notarié.
Cette réponse est reconnue comme valable par le Conseil Municipal le 28 septembre 1837.
Le 30 octobre 1837.
La Commune décide de s'imposer pour la somme de 4000 Fr. pour la construction d'une école et d'une mairie, payable en 5 années.
Le 12 décembre 1837.
Arrêté d'alignement sur les chemins vicinaux. Des plans généraux d'alignement des voies communales et départementales semblent avoir été pris à cette époque. Il sont encore en vigueur au début du 21ème siècle pour la voirie départementale.
Le 6 février 1838.
Location de terrains communaux à des particuliers.
40 lots de 25 perches, bornés sont mis à la disposition de cultivateurs à 2 Fr. ou 2,50Fr. par ans pour 18 ans.
38 lots de 12 ares et 76 centiares = 48 488 mètres carrés.
1 lot de 10 ares et 54 centiares = 1 054 mètres carrés.
1 lot de 11 ares et 20 centiares = 1 120 mètres carrés.
Total : 50 662 mètres carrés.
Cette surface semble correspondre au triangle occupé aujourd'hui par le lotissement du Chesney. Le terrain est plat et devait convenir pour le labour.
Le reste, côté Seine, est réservé à la pâture des vaches. Cette zone comprend les terrains aujourd'hui occupés par le château du chesney et ceux qui surplombent la Seine jusqu'au parc de la Madeleine.
A gauche de la route de Vernon le terrain est réservé à la pâture des moutons. C'est l'espace situé entre la forêt et la route départementale face au lotissement du Chesney.
Les 41 propriétaires des 90 vaches et le propriétaire des 104 moutons payent à la Commune la somme qui leur donne le droit au pâturage sur les terrains communaux.
Le 22 juillet 1842.
L'église a besoin de réparations. La Commune fait appel à l'aide du Préfet en raison des dettes pour la maison d'école construite en 1840.
Le 9 Août 1842.
9 élèves sont admis gratuitement à l'école.
Le 3 mai 1843.
Ouverture d'une souscription qui rapporte 1020 Fr. pour réparer l'église.
Le devis s'élève à 6397 Fr.
La Commune ne dispose que de 4114 Fr.
Reste à recouvrir : 2283 Fr.
Subvention du département : 650 Fr.
Reste encore à recouvrir : 1633 Fr.
Il faut faire appel à l'aide du clergé.
L'adjudication des travaux est acceptée avec un rabais de 22,10% ce qui ramène le prix global de 6397 Fr. à 4983 Fr. soit une diminution de 1414 Fr.
Le 19 mai 1843.
Un projet de création dans la Commune d'Ecos, chef-lieu de canton, d'un marché le jeudi et de deux foires, le 25 juin et le 1er décembre.
Le Conseil Municipal n'y voit aucun inconvénient.
Le 7 avril 1844.
Rétribution du maître par les élèves de l'école primaire.
Les élèves commençant paieront 50 centimes par mois.
Les élèves commençant à lire 75 centimes
Ceux en état d'écrire 1 Fr.
7 élèves sont admis gratuitement
4 paieront un demi droit.
Le 10 Novembre 1844
Monsieur de Seguin (ancien maire) fait un don de 300 francs pour la décoration du maître autel et de l'autel de la Sainte Vierge de l'église sous condition qu'on lui concède la permission d'ouvrir une porte du côté de sa propriété sous la troisième croisée à droite. L'ouverture aurait un mètre de large et deux mètres quinze de haut, garnie d'une porte en chêne avec une bonne serrure. La maçonnerie sera faite en pierre de taille, aux frais de Monsieur de Seguin, lequel en jouira avec sa famille tant qu'ils posséderont le château de Pressagny.
Le Conseil Municipal donne son accord, sous la condition expresse que le jour où le château ne sera plus la propriété de la famille de Seguin, la concession serait éteinte de plein droit. La Commune pourrait faire murailler la porte sans aucune formalité.
Le 6 février 1845.
Des atteintes ayant été portées contre les droits d'usage des habitants de Pressagny dans la forêt de Vernon, faisant considérer comme de simples tolérances temporaires et révocables, accordées aux indigents seulement.
Le Conseil Municipal prend des mesures pour que les droits d'usage tels que : Envoyer pâturer des bestiaux, prendre du bois sec et vert gisant, tels que le saules, marsaulx, aulnes, genets, genièvre, épine etc... Il demande que ces droits soient rétablis à l'amiable en présentant les textes, ou soumis au conseil de la préfecture.
Pages suivantes.
Une demande judiciaire, un mémoire ont été déposés. Des consultations ont été prises. Un jugement par défaut a été rendu contre les Communes usagères dont il compromet les droits.
Le Conseil Municipal prend un arrêté
1) pour approuver la délibération du 6 février 1845
2) pour former des poursuites judiciaires, même en Cour d'Appel contre le jugement déjà rendu.
Le 10 décembre 1846 sont remis à Monsieur le Sous Préfet, 60 pièces nécessaires au jugement.
Le Conseil Municipal insiste pour qu'une solution soit trouvée à ce problème.
Le 29 mars 1846.
L'administration des postes propose le rattachement de notre Commune au bureau de Port Mort.
Le Conseil Municipal préfère rester rattaché à Vernon vu la proximité.
Le 7 juin 1846.
La sacristie est pourrissante parce qu'en dessous du niveau des terrains du cimetière. Il est nécessaire de la réparer et de relever le niveau, d'ouvrir une croisée au midi et l'autre du côté de Monsieur de Seguin, ce qui rendra le lieu plus sec et plus aéré.
Devis 913 Fr. Prix d'adjudication 712 Fr. Soit un rabais de 201 Fr.
Le 4 novembre 1847.
La Commune de Pressagny ayant été désignée pour l'extraction de sable cailloux et graviers,
Le Conseil décide que la bonne terre devra être enlevée et mise de côté pour être, après l'extraction, étendue sur la partie fouillée afin que le terrain puisse être remis en culture.
La fouille ne pourra excéder 2 mètres de profondeur.
LA Commune recevra une indemnité de 14 Fr. par are exploité.
Le 2 Février 1848.
Monsieur Pierre Viel est agréé au poste d'instituteur de la Commune en remplacement de Monsieur Barat Pierre Charles qui devient instituteur privé.

DEUXIEME REPUBLIQUE.
Le 9 avril 1848.
Une commission provisoire remplace le Conseil Municipal. Elle est composée de Jean-Jacques Lemercier, Pierre Bouquet et Jean-Louis Guillaume en attendant les élections prévues pour le mois d'août.
Le 15 août 1848.
Monsieur de Perrier est élu aux fonctions de Maire de Pressagny l'Orgueilleux.
La deuxième république ayant été proclamée, ce nouveau maire, propriétaire du château de la Madeleine est élu alors que tous ses prédécesseurs depuis le premier Empire avaient été nommés.
Le 15 septembre 1848.
La plus grande partie du grand chemin de Vernon aux Andelys a été usurpée par les riverains. S'agit-il de l'allée François 1er ? En conséquence, ce chemin sera arpenté, estimé et vendu selon les prescriptions d'une circulaire.

21 enfants sont admis gratuitement à l'école publique en tant qu'indigents. Ils ne sont plus que 18 au mois de novembre et 12 au mois de mai 1849.
L'école est fréquentée par 40 élèves en hiver et 20 en été.
Le 28 février 1850.
Monsieur Thomas, instituteur à Saint Martin du Tilleul est nommé instituteur à Pressagny en remplacement de Monsieur Barat.
1300 tuiles sont fournies par Monsieur Toutain de Bois Jérôme, pour la réparation des bâtiments communaux. Il faut y ajouter 3500 autres pour le presbytère (contre rémunération).
Il est à noter que Madame Toutain qui est institutrice depuis 1975 à Pressagny a épousé un descendant de ce Toutain de Bois Jérôme puisqu'il déclare que sa famille vit depuis un temps immémorial dans ce village.
Le 6 février 1852.
Des réparations importantes sont à faire à l'intérieur de l'église. Les autels sont dans un état de dégradation qui exige de promptes réparations. Les bancs sont dans un tel état de vétusté qu'ils ont besoin d'être remplacés. Le Conseil de Fabrique (groupe de clercs ou de laïcs qui veillent à l'administration des biens d'église) n'a pas de recettes suffisantes pour faire face à ces dépenses.
Monsieur de Perrier, le maire propose de louer les terrains communaux non encore défrichés pour faire face à ces dépenses.
Le Conseil Municipal par 6 voix contre une n'entend pas consentir à la location des biens communaux parce qu'il considère ces terrains comme utiles pour le parcours des bestiaux. Que pour ce qui regarde les réparations dont il est question, il ne se prononcera que lorsqu'un devis bien circonstancié lui sera présenté.
Le maire est désavoué, il est le seul à avoir voté pour son projet ! Le ton de la délibération semble indiquer une révolte contre cet élu qui loge à la Madeleine, loin des soucis de ses administrés.
Le 6 mai 1852.
L'article 14 de la Constitution exige une prestation de serment du Maire et du Conseil Municipal : "Je jure obéissance à la Constitution, fidélité au Président".
Refusent : Messieurs Le François Philippe, Renard François, François Félix et Benard L Adjutor.
A cette époque, Napoléon 111 était Prince Président de la deuxième République.
Le 18 octobre 1852 ces réfractaires n'apparaissent plus sur la liste des conseillers municipaux sauf Benard L Adjutor qui a accepté de prêter serment.
SECOND EMPIRE.
Le 5 décembre 1852.
Des festivités pour l'avènement de l'empereur ont lieu à l'issue de la grand messe paroissiale : Proclamation de l'Empire après quoi des cris de "vive l'empereur" se sont fait entendre et des salves de coups de fusils ont été tirées. On s'est ensuite rendu dans l'église où un Te Deum suivi du Domine Salvum fac Imperatorum et autres prières publiques pour l'empereur ont été dites et chantées.
Dans les années 1850, mon arrière-grand-père, Victor, Casimir Le Gendre avait une fabrique de boutons à Pressagny l'Orgueilleux. Sa famille habitait à Guiseniers. Qu'en savez vous ? (Question posée en 1992 par Christiane Legendre, 33 rue Charles Laffitte à Neuilly sur Seine).
Le 5 avril 1853.
Les travaux de réparations de l'église ont été adoptées par 9 voix contre 9 avec la voix du Maire qui compte double.
Le 7 novembre 1855
Un arrêté du préfet suspend le Conseil Municipal pour deux mois. Une commission composée du Maire et de quelques conseillers remplit les fonctions urgentes.
Le 24 décembre 1855.
, Napoléon trois décrète la dissolution du Conseil Municipal de Pressagny l'Orgueilleux. (Il semble que Antoine René de Perrier conserve la charge de Maire).
Suite du procès des droits d'usage.
Il est avantageux pour la Commune de mettre fin à une instance onéreuse. Le Conseil Municipal accepte l'arrangement amiable proposé par Monsieur le Préfet, d'autant plus que cet honorable magistrat, d'accord avec Monsieur le Conservateur des Forêts et Monsieur le Directeur des Domaines, doit provoquer une décision ministérielle confirmative du droit de pâturage en faveur de la Commune.
Le 9 août 1857.
Un testament de Monsieur de Seguin en faveur de l'église de Pressagny l'orgueilleux est publié. Il lègue une somme de 300 Fr. pour être employée à réparer la chapelle et l'autel de la Vierge.
Le 10 février 1858
La Commission Municipale décide d'aliéner l'ancien chemin de Vernon aux Andelys, (Allée François 1er ?) qui est remplacé par la route départementale N° 7.
Considérant que ledit chemin n'est d'aucune utilité, estime qu'il y a lieu d'ordonner l'aliénation pour que le sol soit vendu au profit de la Commune.
Le 13 juillet 1858.
Un projet de déclassement de la route départementale N°7 en chemin de grande communication est proposé à la municipalité.
La Commission Municipale donne un avis défavorable à ce déclassement.
Le 28 septembre 1858.
Renouvellement du bail du passage d'eau et délibération sur les limites du passage.
Considérant que le droit exclusif accordé aux fermiers du passage sur une étendue de 500 mètres en amont et en aval du passage de Pressagny porterait un préjudice notable aux propriétaires des îles ne disposant pas de bateaux, lesquels pourraient éprouver des difficultés de la part des fermiers de passage pour l'abordage de leurs récoltes dans l'étendue du port concédé aux fermiers. De plus, il serait à craindre que le passage ne soit point muni d'un matériel assez considérable pour transporter en terre ferme les récoltes des îles. Au surplus, il est certain que le service du passage en souffrirait puisque souvent le passager serait par la force des choses éloigné du centre de son passage.
La Commission estime à l'unanimité que les bornes du port du passage doivent rester les mêmes qu'elles ont été fixées jusqu'ici.
Le 12 août 1859.
La Commission Municipale considère que toutes les habitations de la Commune sont en parfait état. Il n'y a pas lieu de nommer une commission de salubrité.
Le 27 septembre 1860.
Après 4 ans et 9 mois après la dissolution, Création d'un nouveau Conseil Municipal qui prête serment d'obéissance à la Constitution et de fidélité à l'Empereur. Monsieur de Perrier et à nouveau nommé Maire.
Le 8 août 1861.
Le service des postes crée un bureau à Port-Mort. Il demande une délibération pour connaître l'avis du Conseil Municipal sur l'opportunité de rattacher la Commune de Pressagny l'Orgueilleux à ce bureau.
Le Conseil Municipal considère que ce serait un préjudice pour la Commune. Le service postal serait assuré beaucoup plus tard.
Il émet à l'unanimité le vœu que la Commune dépende toujours du bureau de poste de Vernon.
Le 31 décembre 1861.
Le sieur Thorel Gustave, Emile est nommé instituteur provisoire.
Du terrain est acheté à l'État pour l'élargissement du chemin de Corville.
Le 14 mai 1862.
Le Conseil Municipal autorise le Maire à faire l'acquisition de terrains pour continuer le chemin des Déserts jusqu'aux Voies Péreuses.
En raison du remembrement effectué au milieu du 20ème siècle, le tracé de ce chemin a été modifié. Il faut se reporter sur l'ancien cadastre pour le retrouver.
Le 2 janvier 1865.
Monsieur Bénard Jean (fils) est nommé Maire.
Le 14 octobre 1866.
Un cours pour adultes est ouvert dans la salle de classe pendant l'hiver. Le Conseil Municipal vote un crédit pour le chauffage et l'éclairage de ce local.
En 1867 les enfants admis gratuitement à l'école sont au nombre de 15.
En 1868, ils sont au nombre de 6.
Le 13 mai 1868.
Le Maire soumet au Conseil Municipal les plans, devis et cahier des charges pour la construction d'un presbytère.
Le projet est adopté pour une somme de 8400 Fr. La Commune s'impose extraordinairement sur cinq années pour faire face à cette dépense.
Finalement la dépense sera de 9975 Fr. Elle sera couverte par :
L'imposition extraordinaire soit : 7 390 Fr.
Une souscription volontaire de 1 900 Fr.
L'ancien presbytère à démolir 310 Fr.
Total : 9 600 Fr.
Il manque 375 Fr. qui seront sollicités auprès de l'Autorité Supérieure.
Ce bâtiment existe encore, il fait l'angle entre les rues Robert Connan et du Clos de l'Aître.

Avis sur la construction des chemins de fer de la région.
Au nom de l'agriculture, du commerce et des populations, nous demandons la très prompte exécution des chemins de fer de la vallée d'Eure.
Le 15 août 1870.
Le Sous Préfet réclame à la Commune une somme pour l'équipement d'un corps de francs tireurs.
Accepté 50 Fr. au budget primitif de 1870.
Le 5 octobre 1870.
Monsieur Eustache Renault est nommé Maire, Monsieur Pantin, Adjoint.
Le 30 octobre 1870.
Le Conseil Municipal vote un crédit de 100 Fr. pour la défense générale
Le 28 février 1871.
L'autorité prussienne a frappé notre Commune d'une somme de 4000 Fr.
Le Conseil Municipal décide de s'imposer extraordinairement pour payer cette somme. Monsieur Lorailler Isidore, Guillaume, marchand de nouveautés à Pressagny, Madame veuve Ducosté, née Cauchois, vigneronne à Saint Pierre d'Autils et d'autres acceptent de prêter à la Commune
La somme n'a pas été remise aux Autorités Prussiennes. Elle a été directement remboursée aux prêteurs sauf 500 Fr. qui seront remboursés ultérieurement à Monsieur Lorailler.
La grand-mère paternelle d'Etiennette Parmentier, était née Ducosté. elle était vraisemblablement la fille de la veuve Ducosté citée ci-dessus. Cette famille possédait des biens fonciers des deux côtés du fleuve ce qui explique qu'elle ait pu avancer de l'argent réclamé par les prussiens pour le compte de la population de Pressagny.(Pour plus de détails, consulter l'ouvrage :"Etiennette Parmentier Citoyenne d'Honneur de Pressagny l'Orgueilleux").
Le 7 mai 1871.
Installation du nouveau Conseil Municipal élu.
Le 18 novembre 1871.
Monsieur Thorel, instituteur, a l'intention d'ouvrir un cours gratuit pour adultes.
Le Conseil Municipal, considérant les grands avantages : Extinction de l'ignorance, point de vue moral, reconnaît comme institution communale les cours d'adultes projetés.
Le 11 mai 1873.
Dans les comptes du maire, nous relevons pour la première fois le nom de Madame Thénard.
Le 9 janvier 1874.
Madame Thénard offre à la Commune une pièce de terre située dans le village pour en faire un cimetière. Elle propose de le faire enclore de murs et d'y faire mettre une grille sur la route et une croix au milieu en échange d'une portion de terrain communal tenant à sa propriété de la Madeleine.
Proposition acceptée par le Conseil Municipal.
Il est possible que le terrain attenant à la Madeleine soit la partie située au nord ouest de la propriété. Il est probable que le mur d'enceinte, bordé d'un profond fossé, en mauvais état aujourd'hui, ait formé l'ancienne limite.
Le 12 février 1874.
La population s'oppose à la translation du cimetière en raison de souvenirs d'affection lésés.
Vu les avantages considérables de cet échange, le Conseil Municipal renouvelle son accord à la proposition de Madame Thénard.
Le 28 mai 1874.
Les plans et les devis pour la reconstruction d'un presbytère sont soumis au Conseil Municipal qui les adopte.
Le 28 mai 1874.
Classement de la rue de la Marette (CR N°1) en voirie vicinale entre la route départementale N° 7 et le chemin longeant la Seine. On l'appelle aujourd'hui rue Robert Connan. Sa largeur est fixée à 6 mètres
Le 18 février 1877.
Recensement de la population. La Commune abrite 327 habitants.
Le 27 décembre 1877.
Les travaux du presbytère sont terminés.
Le 21 janvier 1878.
Le maire, Monsieur Eustache Renault est remplacé par Monsieur Zacharie Bénard, élu au bénéfice de l'âge.
Le 20 octobre 1878.
Réparation des murs du presbytère. Il s'agit sans doute des murs de clôture le long de la rue du Clos de l'Aître et de la rue Robert Connan
Le 16 novembre 1878.
L'État est sur le point de renouveler les bateaux du passage.
Avec les bateaux existants, on ne peut passer ni bestiaux ni voiture attelées ; par conséquent, les relations avec les populations de la rive gauche sont entravées.
Pas moins facile de passer la récolte des 37 hectares appartenant à la Commune dans les îles. Cette récolte peut être évaluée à 30 000 à 35 000 bottes de foin, du bois etc...
Le Conseil Municipal demande la substitution du bateau existant par un bac et une barque.
Le 31 mars 1879.
Réfection de la ruelle Bizet.
Le 28 août 1880.
Le maire expose que les travaux de construction d'un caniveau dans la côte de la Fosse pour l'écoulement des eaux pluviales sont terminés. Le caniveau est construit en moellons sur 73 mètres de longueur, un mètre de largeur et 15 centimètres d'épaisseur, hourdis au mortier de chaux hydraulique et sable.
Le Conseil Municipal approuve le travail achevé et organise le paiement à quatre francs le mètre linéaire plus pose de six bornes à 0,50 francs l'une, soit un total de 295 francs.
Le 24 novembre 1880.
Confection d'une bibliothèque pour l'école.
Le 21 mai 1881.
La toiture de la mairie et de l'école a subi de graves avaries pendant les coups de vent du commencement de l'année.
Le 15 juillet 1881.
Un cadavre a été retiré de la Seine, il n'a pas été reconnu. L'enterrement a été fait aux frais de la Commune.
Comparaison entre les dépenses pour les fêtes Nationales de 1880 et 1881.
Danse 8 Fr. 7 Fr.
Fromage 9 Fr. 2,50 F
Vin 47,45 45,40
Pain 19 9
Montage et démontage des tables 5 7,60
Rouenneries 10
Galettes 2
Canards et fromages 8,50
Lapin 2
Le 20 mai 1882.
Création de la Caisse des Écoles.
Le 24 mai 1882.
Le Maire expose au Conseil Municipal que la propriété communale sur laquelle est édifiée la mairie école est trop exiguë. La Commune aurait besoin d'un terrain pour l'agrandir. La propriété voisine ayant appartenu à Félix Renard, composée de maison, bâtiment, cour et jardin, contenant en totalité 15, 60 ares est à vendre au prix de 2850 Fr.
Le Conseil Municipal en décide l'acquisition pour en faire une place publique nécessaire pour célébrer les fêtes nationales et patronales. La dépense sera financée par un emprunt.
Le 25 février 1883.
Le Maire expose au Conseil Municipal que les travaux du barrage de ¨Port-Mort occasionneront une hausse de plus de un mètre. Le chemin de contre halage sera submergé sur une partie de sa longueur. Le Conseil est invité à rechercher les mesures à prendre en cette circonstance.
Il est décidé de demander à l'autorité supérieure d'exhausser le chemin de contre halage de la hauteur nécessaire pour pouvoir y accéder.
Le 25 février 1883.
Plusieurs bâtiments existants sur la propriété récemment acquise nuiront pour l'affecter à l'usage de place publique. Le Conseil est invité à rechercher les bâtiments inutiles.
Tous les bâtiments adossés à la rue aux Huards et une porcherie touchant au mur de la mairie seront vendus en adjudication pour être démolis.
Le 18 novembre 1883.
Projet d'achat d'une pompe à incendie. Elle sera achetée le 7 mars 1884 grâce à une subvention de 400 francs sur un prix total de 1000 francs.
Le 18 mai 1884.
Élection du Maire : Henri Chauvet.
Adjoint : Louis Pantin.
Le 27 juillet 1892.
La place publique actuelle est trop exiguë. Une propriété ayant appartenu à feu Baron Hiacinte, composée d'une maison, d'un bâtiment avec cour et jardin est à vendre au centre du village, soit 7 ares 1 centiare située sur la route départementale N°7 de Vernon aux Andelys.
Le Conseil Municipal donne son accord pour l'achat de cette propriété au prix de 2250 Fr. Les bâtiments existants seront vendus par adjudication pour être démolis.
Le 27 novembre 1892
L'ancien cimetière situé près de l'église peut être soumis à l'opération de nivellement par enlèvement des terres, puisque les dernières inhumations remontent à plus de 15 ans.
Le Conseil Municipal, considérant que ce nivellement aura pour conséquences le dégagement de l'église qui se trouve actuellement en contrebas du sol actuel, ne pourra qu'assainir cet édifice, il adopte cette proposition.
Le 25 mai 1893.
Le projet d'installation d'un champ de tir sur la Commune par l'autorité militaire, porte un grave préjudice aux 42 propriétaires appelés à céder leurs terrains. De plus les terres environnantes deviendraient inaccessibles en raison des risques. Enfin la culture peu rémunératrice jettera dans l'indigence la plus grande partie des habitants, sans compter que la suppression du chemin des Vallées priverait la Commune de cette voie de communication.
Le Conseil Municipal proteste contre l'établissement d'un champ de tir sur le territoire de la Commune. Nous verrons plus loin qu'en 1900 le projet était toujours d'actualité.
Le 4 juin 1894.
Le Conseil Municipal émet le vœu qu'une ligne de chemin de fer, partant des Andelys, traversant le canton d'Ecos pour aller rejoindre Magny-en-Vexin soit établie dans les plus brefs délais possibles.
Le 1er mai 1895.
Le renouvellement du bail du passage d'eau n'a donné aucun résultat.
La Commune se chargera de l'exploitation du bac en achetant le matériel appartenant à l'État dans des conditions favorables.
Dine Innocent, chargé par intérim du passage de Seine. Le Conseil Municipal prie le Préfet de bien vouloir exonérer Monsieur Dine qui se trouve dans l'indigence, sous réserve de ne par engager les ressources de la Commune.
Le 17 mai 1896.
Élection du Maire : Monsieur Lehec Alexandre.
Adjoint : Monsieur Guérin Joseph.
Le même jour est décidé la destruction des cerfs et des biches qui causent des ravages dans les cultures. Une chasse à courre, sous les ordres de Monsieur Ledannois lieutenant de louveterie à Port-Mort se chargera de cette destruction. Cette destruction sera renouvelée en 1898 et en 1899.
Le 2 septembre 1897.
Il y a nécessité à construire un caniveau en pierre au bas de la rue de l'Église à partir du coin du mur de la propriété de Monsieur de Séguin allant vers la Seine.
Ce caniveau a rendu service jusqu'à l'été 1999 où il a été remplacé par une bordure de trottoirs moins esthétique et moins pratique puisqu'elle ne permet plus aux véhicules de se croiser.
Le 20 février 1898.
Il serait nécessaire d'acquérir un bateau pour le service agricole des îles et particulièrement pour le service de l'île de la Madeleine.
Le Conseil Municipal décide d'acquérir un bateau neuf, employé spécialement pour le service de la Commune de Pressagny l'Orgueilleux.
Le Conseil Municipal émet le vœu de création d'une halte pour les trains, au Goulet, pour desservir les Communes environnantes.
Le 17 juin 1899.
Le sieur Connan expose que depuis longtemps il doit faire face aux maladies qui atteignent sa famille, il demande une aide dans la mesure du possible.
Le Conseil Municipal, considérant l'état malheureux de la famille Connan accorde un secours de 50Fr. pour subvenir aux frais dus aux maladies.
Le 23 juillet 1899.
Le Conseil Municipal émet une supplique pour le maintien de la gare de Vernonnet.
Le 20 mai 1900.
Élection du Maire : Lehec Alexandre.
Adjoint : Dorléans Théodore.
Le 4 juin 1900.
Une lettre du Maire de Vernon demande l'avis du Conseil Municipal sur le projet du champ de tir de la garnison de Vernon dans la Vallée de la Courbe.
Le Conseil Municipal considère que ce choix porterait un grave préjudice aux 42 propriétaires qui seraient appelés à céder leurs terrains. De plus les terres environnantes ne pourraient plus être accessibles en tout temps en raison de la proximité des tirs. Les propriétaires seraient donc lésés dans la jouissance de leurs propriétés.
La culture à Pressagny l'Orgueilleux est peu rémunératrice, les cultivateurs ont des difficultés à y vivre et si le tir venait à s'y établir, il aurait pour conséquence de jeter dans l'indigence la plus grande partie des habitants.
L'établissement du tir supprimerait le chemin des Vallées et priverait :
Les habitants d'un accès vers Panilleuse.
Les ouvriers d'une voie pour se rendre à leurs travaux.
Il proteste contre l'établissement d'un tir militaire sur le territoire de la Commune de Pressagny l'Orgueilleux.
Le 7 juillet 1900.
Une circulaire du préfet précise : " Les arbres de haut jets autres que ceux à fruits pourront n'être ébranchés que jusqu'à huit mètres de hauteur si les propriétaires ont soin de les élaguer à cette hauteur tous les ans et de les ébrancher à la même hauteur tous les six ans tout autour du tronc ".
Le Conseil Municipal accepte cette transformation de l'article 192 du règlement des chemins vicinaux mais il demande une tolérance pour les arbres fruitiers placés le long des routes lorsqu'ils n'entravent pas la circulation.

REMY LEBRUN.

SUITE VINGTIEME SIECLE

 

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