COUPS DE FUSIL AU VILLAGE

 

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V.gérard

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CNIL n°789608

 

 

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COUPS DE FUSIL AU VILLAGE.  

 

    L’an 1813, le 2 avril, nous soussigné GOUJOURNE Jean- Baptiste et FLAMICHON Jean-Baptiste, brigadier et gendarme à la résidence de Vernon, conjointement avec MILLE Eustache Jean Jacques et LE MARIE Thomas François, maire et adjoint de la commune de Pressagny l’Orgueilleux, ainsi que le sieur COCHET Louis, Simon, Noël, garde forestier domicilié à Pressagny, certifions que le jour susdit, vers 8 heures du matin, nous nous sommes mis à la suite de traces qui ont été faites dans la nuit du 31 Mars au 1er Avril vers les 11 heures du soir sur des tentatives de vol ou d’assassinat au domicile du sieur Jean Baptiste EUSTACHE , par cinq personnes inconnues.

   

    Trois se sont présentées à la grande porte de la rue et ont frappé trois coups de poing à ladite porte. A l’instant, on a demandé par trois fois : « Qui êtes-vous, que voulez-vous ? » Ils n’ont fait aucune réponse. Deux autres se sont trouvés à la petite porte donnant sur le derrière, ont pareillement frappé, mais un peu plus fort. On a fait la même demande. Ils n’ont rien répondu.

 

    Le sieur EUSTACHE père, sortant de sa maison pour aller voir si une porte qui donne le jardin était bien fermée, les deux personnes qui se trouvaient à l’autre petite porte de derrière, on a tiré un coup de fusil dont on ne connaît pas la direction.

 

    Le sieur EUSTACHE (…..) fils monte de suite dans la chambre où il y a une croisée qui donne sur la rue, l’a ouverte tout aussitôt et s’est mis à crier au voleur. A l’instant on lui a tiré trois coups de fusil. Ledit EUSTACHE a riposté d’un coup de fusil sur les trois personnes et il ne sait s’ils ont été frappés.

 

    Après avoir bien examiné, nous avons bien vu que le plomb de leurs coups de fusils est venu se loger à trois ou quatre pouces de la croisée, vers le milieu du côté gauche.

    Ensuite, ils se sont portés au domicile du sieur FOUET Jacques Philippe et on tiré un coup de fusil par une croisée donnant sur le derrière. Il y eu un carreau de cassé.

    Ayant ensuite examiné dans la chambre où le coup avait porté, nous avons très bien vu que le plomb s’est logé dans le mur en face, environ à quatre pieds du lit où était couché FOUET Casimir fils.

    Nous avons suivi les traces par où était passés lesdits voleurs ou assassineurs et avons mesuré les places des pieds avec exactitude et de suite nous nous sommes rendus au domicile du nommé LE MAITRE Romain, Gervais, dit DEMAUX , où nous avons fait une ample perquisition dans tous ses bâtiments.

 

    Nous n’avons trouvé que ses souliers, qui étaient conformes à une des mesures.

Nous nous sommes saisis d’un qui était à son pied, que nous avons posé sur plusieurs (traces*) des pieds où nous avions pris la mesure. Nous avons remarqué que ledit soulier était conforme à celui qui avait fait l’empreinte.

   

    Après quoi, nous nous sommes rendus au domicile du nommé CHAUVET Pierre, Philippe (dit PAPA-ROUGE), homme jouissant d’une mauvaise réputation et familier (des*) sus-nommés où nous avons fait perquisition dans tous ses appartements.

    Nos recherches ont été infructueuses.

    Nous avons interrogé personnellement les deux enfants du sus-nommé LE MAITRE, savoir :

Au fils aîné : à quelle heure s’est couché ton père Lundi 29, Mardi 30, Mercredi 31 Mars ?

 

Réponse : il s’est couché tous les jours de cette semaine à 8 heures environ.

La même demande a été faîte au second fils, il a répondu idem.

 

      D’après les informations que nous avons prises chez le sieur VICONTE Pierre, cabaretier de cette commune, il nous a déclaré que le lundi 29 Mars, le nommé LE MAITRE est resté chez lui à boire jusqu’à 11heure du soir environ, accompagné de BROCHARD DE DISOUD marchand de chevaux demeurant à TOURNY et un autre (de*) lui inconnu se disant de LYONS LA FORET.

 

    D’après les renseignements que nous nous sommes procurés, nous mandâmes Louis DUHAMEL, domestique chez le sieur DUVAL Jean habitant de cette commune, lequel nous a déclaré que le 31 Mars vers 6 heures du soir, le fils aîné du nommé LE MAITRE lui dit qu’il tuait des moineaux.

   

    Ledit DUHAMEL lui a demandé, avec quoi les tuait-il ?

  Il lui a répondu que c’était avec un fusil et un pistolet que son père avait et que ledit fusil provenait de chez sa tante demeurant à l’ANCOURT.

 

    De tout ce que dessus nous avons fait et rédigé le présent procès-verbal pour servir et valoir.

 

Les entre parenthèses marquées d’un astérisque correspondent à des modifications de détail pour une meilleure compréhension du texte.

 

  Textes relevés et commentés par Remy LEBRUN.

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